Compte-rendu du conseil communal du 28 mars 2018

Compte-rendu du conseil communal du 28 mars 2018

C’est un Conseil Communal assez ordinaire et calme qui s’est déroulé le mercredi 28 mars 2018. La plupart des points auront été approuvés à l’unanimité, sans nécessairement de débats ou discussions. Ces points traitaient de la Commission locale pour l’énergie (CLE) et de la dotation communale annuelle de la zone de police Houille-Semois (504.851,87 € pour 2018).

Plusieurs autres points concernaient le règlement général de police : la Charte de Bien Vivre Ensemble, la mise à disposition d’un fonctionnaire provincial sanctionnateur (entre autres en charge des délinquances environnementales), le « partage » d’une médiatrice (en ce qui concerne les amendes administratives) avec la commune de Florennes, les sanctions administratives communales (en cas d’infractions mixtes commises par les majeurs). Tous ont aussi été approuvés à l’unanimité.

Deux autres points traitaient de chantiers d’importance pour la commune, et auront suscité l’enthousiasme d’une part… et le débat par ailleurs.

Ecole communale de PatignieD’une part, les travaux de rénovation et d’extension de l’école communale de Patignies. La bonne nouvelle est que ces travaux (d’un montant estimé de 606.992,72 € TVAC) seront largement subventionnés, à raison de 70 % dans le cadre du PPT, ainsi que par le soutien du Fonds des Bâtiments scolaires (de l’enseignement officiel subventionné). La minorité se réjouit autant que nous de ces travaux, qui amélioreront sensiblement le confort d’enseignement et de vie à l’école de Patignies, tant pour les enseignants que nos charmantes têtes blondes ! Ce projet a été approuvé à l’unanimité.

Site de la CroisetteLe deuxième chantier concerne l’aménagement du lycée (site de la Croisette) : la création de 3 logements sociaux et la transformation des façades nord et sud pour l’aménagement de locaux publics et de bureaux. Si Ardenne et Lesse prend en charge l’aménagement de 3 logements sociaux dans l’aile « gauche » du bâtiment, l’aménagement de la « structure » du bâtiment est – au moins pour partie – à la charge de la commune. Il s’agit d’un budget estimé de 279.197,19 € TVAC, dont 30% d’une partie des travaux (liés à l’isolation du bâtiment) feraient l’objet d’une subvention UREBA, soit environ 54.900 €.

Comme nous, l’opposition reste dubitative sur la manière dont l’aménagement du lycée est envisagé. Encore une fois, la majorité montre sa difficulté à se projeter dans le futur, à penser l’aménagement d’une infrastructure telle que le lycée de manière globale et cohérente. Comme – trop – souvent, les travaux sont proposés au fur et à mesure au conseil communal, par morceau de bâtiment. Quel projet architectural, quelle cohérence dans la division du bâti et des étages, quelle vision pour l’avenir de l’infrastructure, la collaboration et la bonne cohabitation entre les futurs occupants des lieux…? La majorité « navigue » à vue, et semble incapable de se projeter dans le développement et la gestion d’un projet d’aménagement au-delà d’une année. Les chantiers à rallonge de la Maison Languillier et du bassin didactique en sont deux autres exemples, passé et présent…

saucissonnage

Vous l’aurez compris, nous rejoignons donc les remarques de la minorité sur ses critiques de « saucissonnage » dans l’aménagement du bâtiment, qui méritait une réflexion et un aménagement global.

Il reste à préciser qu’à nouveau le projet d’aménagement du lycée n’a fait l’objet d’aucune consultation en CCATM. Le bourgmestre a bien présenté « pour avis », lors de la dernière réunion de la Commission Consultative de l’Aménagement du Territoire et de la Mobilité, les visions en 3D du futur parking ( !) dudit lycée… mais ce n’était que la xième version d’une pratique irrespectueuse des citoyens qui s’engagent bénévolement dans cette commission, qui consiste à ne présenter que des projets déjà décidés par la majorité ! Ce n’est évidemment en rien l’objet d’une commission consultative !

Ce conseil communal s’est terminé par un chapelet de questions de la minorité, concernant différentes thématiques… Un échange intéressant sur la question de l’abattoir et de l’éventuelle installation d’un atelier de découpe dans le futur a aussi eu lieu : il s’agit d’un projet du GAL, actuellement en réflexion. Une autre discussion concernant l’aménagement et l’entretien de certains logements sociaux, ainsi que la problématique des logements de transit et d’urgence, a terminé d’animer la soirée.

Compte-rendu du conseil communal du 22 février 2018

Compte-rendu du conseil communal du 22 février 2018

Honte à vous, Monsieur le Bourgmestre !

Du dernier conseil communal du jeudi 22 février, il faudra surtout retenir les propositions de motions et autres interpellations citoyennes.

arpentsVerts.jpgOutre l’examen de points de « communication » ou relatifs à la « gestion quotidienne » de la commune, approuvés à l’unanimité, certains points auront provoqué certains débats et discussions, et parfois rencontré la désapprobation de la minorité. Il s’agit principalement de dossiers déjà évoqués par le passé, et sur lesquels le conseil communal est divisé. Typiquement,  l’augmentation des tarifs des Arpents-Verts, les classes de dépaysement à Houdremont que la minorité n’a jamais vraiment soutenu, badi02.jpgou la réouverture d’un marché de travaux pour terminer le bassin didactique, projet que la minorité ne soutient pas non plus. Pour rappel ou information, depuis la faillite de l’entreprise qui réalisait les travaux, le chantier est à l’arrêt. Un nouveau cahier des charges a été élaboré par la commune afin d’identifier l’ensemble des travaux qu’il reste à réaliser. Le montant de ceux-ci est estimé à 177.482, 52 € HTVA. Nous serions nous-mêmes curieux de savoir à combien se monte actuellement le coût de réalisation de ce bassin didactique, projet de la majorité sur lequel nous avons de sérieux doutes : non pas que ce projet ne réponde pas à un besoin réel (la nécessité d’apprendre à nager à tous les enfants de la commune), mais la façon dont il a été mis sur pied et financé, sans qu’aucun business plan ni prise en compte des obligations légales en ce qui concerne la gestion d’une telle infrastructure, nous inquiète fortement. Outre le coût de construction de l’infrastructure – dont le montant n’a plus rien à voir avec le budget initialement prévu -, rien n’est réellement envisagé quant à sa gestion quotidienne, et aux coûts récurrents de celle-ci, qui engagent les citoyens gedinnois pour des décennies.

Les trois derniers points abordés (avant les questions « diverses »), auront suscité plus d’émoi dans l’assistance.

Tout d’abord, le projet de motion concernant « l’opposition au projet de loi autorisant les visites domiciliaires en vue d’arrêter une personne en séjour illégal », introduit par Territoires de la Mémoire auprès du conseil communal. Le bourgmestre, Vincent Massinon, a donc présenté le point… pour très vite s’interroger sur l’opportunité d’une telle motion. Pour sa part, il s’estime incompétent sur la question, estime que le lien fait avec les pratiques de la seconde guerre mondiale est exagéré… et propose finalement que chacun vote en son âme et conscience. Lui s’abstiendra… comme la majorité des autres membres de la majorité… Sylvianne Simon exclu, qui rejoindra la minorité et permettra – malgré tout – à la motion d’être retenue, ouf, l’honneur est sauf !

Mais comment Vincent Massinon, bourgmestre de notre commune et qui s’annonce à chaque opportunité comme défenseur des droits humains, peut-il finalement soutenir un tel projet de loi ? Car ne nous y trompons pas, dans de telles circonstances, et face à un tel projet de loi, s’abstenir équivaut bel et bien à soutenir la proposition de loi.

Bien sûr, il faut rappeler que Vincent Massinon est MR, parti qui participe au gouvernement fédéral et soutien donc cette proposition de loi déposée initialement par la NVA. Comment peut-il malgré tout lui même assumer les propos tenus à maintes reprises, lors de manifestations publiques, qu’il s’agisse à travers ses traditionnels discours de début d’année, ou de commémoration de l’armistice de la première guerre mondiale 1914-18, où ses paroles semblent témoigner des valeurs de mémoire et de respect que défend Territoires de la Mémoire ?

Retournons visiter ses dires, par exemple dans son discours à l’occasion du dernier relais sacré :
« …il est essentiel que nous continuions, chacun de nous, à tout moment, d’être des passeurs de mémoire ; que nous n’ayons de cesse de cultiver notre esprit critique, d’analyser le présent à l’aune du passé, de détecter les germes liberticides dans les discours populistes de ceux-là qui prétendent détenir la solution »

En précisant, pour ceux qui n’auraient pas compris :
« Et surtout à apprendre à nos enfants à en faire de même. Car c’est pour eux, pour leur avenir que nous sommes là.
« Et leur avenir déprendra de leur éducation. Entre autre de leur éducation à l’histoire des peuples, à la compréhension de ces monstrueux dérapages de l’histoire que furent par exemple les deux derniers conflits mondiaux »

Monsieur le Bourgmestre, merci de nous épargner dorénavant ces propos, ces mots et « formules » finalement vides de sens et de réelles convictions, dans votre bouche. Honte à vous qui feignez de défendre des valeurs d’humanité et de respect, et qui a la première – et peut-être la seule – occasion de mettre en pratique vos soi-disant convictions, fuyez lâchement devant la responsabilité que vous pourriez assumer avec force et autorité. Il n’en est donc rien, Monsieur le Bourgmestre, vos mots sont du vent !  Vous manquez de cœur et d’attention pour vos contemporains.

Pour qualifier votre attitude, nous rappellerons encore votre discours de début d’année (vœux 2018) qui se termine par ces mots de notre Roi Philippe que vous reprenez à votre compte :
« Notre manière de voir les choses conditionne notre façon d’agir ». 

Au moins sur ce point nous sommes d’accord !

Nous remercions et saluons Territoires de la Mémoire dans leur volonté concrète et « actualisée » de défendre des valeurs humanistes. C’est une chose de se souvenir des horreurs des temps plus anciens, c’en est une autre de s’impliquer dans une préoccupation actuelle… malgré le lien facile à faire avec des pratiques d’un autre temps… quoi que prétendent le bourgmestre, son parti et le gouvernement auquel il participe, qui semblent malheureusement avoir la mémoire – très – courte !

Les deux autres derniers points du Conseil Communal auront été des interpellations citoyennes introduites par deux membres de notre locale Ecolo, Jeanne-Françoise Kreutz et Quentin Jacques.

La première interpellation, déposée par Quentin Jacques, proposait à la commune de déposer une Motion relative à la sécurité de la Centrale de Chooz (voir la motion en fin d’article).

La réponse du bourgmestre à cette proposition de motion aura été un étrange mélange d’agressivité… et de naïveté. Agressivité déplacée, face à une inquiétude justifiée par une suite discontinue d’incidents à la centrale de Chooz, ces dix dernières années (voir le listing en fin d’article), et une attention simplement portée à la sécurité et à la bonne santé de nos concitoyens. Naïveté, ensuite, car le bourgmestre se félicite – comme le bourgmestre de Beauraing – de la qualité de communication et d’échange avec la centrale. Rappelons malgré tout que là où Gedinne reçoit 11.119 € par an en terme de « dédommagement » de la centrale de Chooz… Beauraing en perçoit plus de 70.000 € ! Afin de vérifier la bonne sécurité de la centrale, le bourgmestre se propose d’organiser – à l’instar du bourgmestre de Beauraing – une visite de la centrale de Chooz et de rencontrer le directeur de la centrale, afin que celui-ci le rassure !?!

Pour rappel, ladite visite des élus beaurinois s’est soldée par… un incident ! En effet, au moment de sortir de la centrale, la délégation d’édiles beaurinois s’est avérée… contaminée ! Les élus ont dû quitter leurs vêtements, enfiler des trainings… et sont restés « prisonniers » de la centrale, pour être enfin « libérés » par la sécurité de la centrale, après que la validité de leur badge d’accès ait expiré !

Sans doute cette expérience aura t-elle rassuré les élus beaurinois, et par ricochet, notre bourgmestre et son équipe ?
Nous les invitons à prendre rendez-vous dans les plus brefs délais avec la centrale pour conforter à leur tour leur confiance dans la centrale de Chooz !
(Pour information, NOUS avons bien entendu déjà visité la centrale !).

 

La deuxième interpellation, portée par Jeanne-Françoise Kreutz, a rencontré un bien meilleur accueil.

Elle proposait d’implémenter dans notre commune la boîte « Senior Focus », qui permet aux services d’urgences d’être rapidement – et efficacement – informés de la situation médicale d’un senior, lors d’une intervention à domicile. Concrètement, une « boite » serait présente dans le frigo du senior, qui contiendrait toutes les informations relatives à sa situation et son traitement médical, par exemple (voir interpellation en attache de cet article).

Le bourgmestre ainsi que la présidente du CPAS, Sylvianne Simon répondront que le CPAS et la Zone de Police semblent déjà sur le coup, et renvoient la population à une séance d’information sur le sujet, courant avril 2018.

Bonne nouvelle, donc, pour une initiative intéressante.

 

Documents (cliquer dessus pour les agrandir):

CHOOZ

 

SENIOR FOCUS

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Ce dimanche, des membres de la locale de Gedinne ont participé au “Grand nettoyage de printemps”

Ce dimanche, des membres de la locale de Gedinne ont participé au “Grand nettoyage de printemps”

Comme chaque année, Jean-Luc Magnée, des “Incroyables comestibles” de Gedinne, a organisé un ramassage des déchets dans le cadre de “Ensemble pour une Wallonie Plus Propre”.
Une belle journée ensoleillée accueille les ramasseurs gedinnois, dont Quentin Jacques, Jeanne-Françoise Kreutz et Philippe Trigalet, trois membres de notre locale.

A quand une caution sur les canettes qui souillent et dénaturent notre environnement, et qui aussi tuent le bétail qui en absorbe des morceaux broyés par les faucheuses?

A quand une prise de conscience de chacun, d’arrêter de déverser ses immondices dans la nature ?

Espérons qu’un jour, nous ne devrons plus organiser le nettoyage des incivilités de certains…


 

Saint-Valentrain 2018

Saint-Valentrain 2018

Lundi 19 février en début de matinée, Gedinne Ecolo a accueilli les navetteurs, et leur a offert des chocolats !


Ecolo se préoccupe toujours de la mobilité des citoyens, et nos zones rurales sont particulièrement sensibles à cette problématique.

Sans un réseau ferroviaire performant, les communes rurales sont isolées, leurs habitants ne peuvent pas gagner leurs lieux de travail, leurs établissements scolaires et autres destinations, sans problèmes.
Prôner les transports en commun, c’est bien, mais les optimiser réellement en concrétisant une une vraie alternative aux transports routiers serait mieux encore!

Ecolo entend :
Renforcer la concertation entre autorités fédérale et régionales autant que les concertations inter- et intra-régionales, sur les questions de mobilité, au travers de la Conférence interministérielle (CIMIT) et de la Communauté urbaine nouvellement créée à et autour de Bruxelles ;
Instituer une plateforme de concertation, de réflexion et de coordination permanente entre les quatre sociétés de transport public (SNCB, TEC, STIB et De Lijn), les exploitants de taxis, les centrales de covoiturage et les loueurs de voitures et de vélos partagés, en vue de stimuler et de faciliter les projets collaboratifs associant ces divers partenaires en matière d’investissements, d’opérations, de tarification et de promotion ;
Poursuivre le développement d’une politique wallonne intégrée et ambitieuse en matière de mobilité durable, s’appuyant sur les outils développés ces dernières années en la matière (Cellule ferroviaire, Observatoire Wallon de la Mobilité, Plan Wallonie cyclable, Plan Régional de Mobilité Durable, contrats de service public des TEC, etc.), sur un renforcement du rôle de manager de la mobilité du groupe TEC, et sur la généralisation, l’amélioration constante, l’évaluation régulière et la mise en œuvre effective des plans communaux ou intercommunaux de mobilité (PCM et PICM) ;
En Région de Bruxelles-Capitale, renforcer l’expertise et le rôle de Bruxelles Mobilité dans l’élaboration et le suivi des politiques de mobilité, tous modes confondus, et élaborer un nouveau plan de mobilité sur base de l’ordonnance sur la planification de la mobilité récemment adoptée ;
Dans les régions transfrontalières, généraliser et concrétiser les Schémas stratégiques de mobilité transfrontalière (SMOT) et améliorer l’intégration opérationnelle, horaire et tarifaire des transports collectifs, en mobilisant au besoin les organes de coopération territoriale existants, tels que l’Euro-Région Wallonie-Champagne-Ardenne, l’Eurégio Meuse-Rhin, l’Euro-Métropole Lille-Courtrai-Tournai et la Grande Région (Saar – Lorraine – Luxembourg – Rhénanie-Palatinat – Wallonie) ;
Soutenir la recherche universitaire, la collecte et l’analyse de données statistiques, les échanges de bonnes pratiques, le lancement de projets-pilotes et la participation des administrations, opérateurs et associations aux projets de recherche et aux réseaux thématiques européens en matière de mobilité et de transports, et ce, non seulement dans le domaine des sciences et des techniques, mais également dans le registre des sciences humaines (sociologie, psychologie, économie, science politique) pour ce qui concerne l’évolution des comportements et les méthodes d’optimisation des choix collectifs, par exemple.


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Conseil Communal de Gedinne, du 21 décembre 2017

Conseil Communal de Gedinne, du 21 décembre 2017

La séance commence par la communication de l’Arrêté de la Ministre Valérie De Bue du 23/11/2017, approuvant la délibération du conseil communal du 07/09/2017 relative aux modifications de statuts de l’Association de projet «Lesse et Semois».

Puis l’on passe au «Marché de travaux – Création d’une aire multisports et d’un parking à Gedinne». Estimation des travaux : 104.698€ HTVA

L’opposition fait remarquer qu’elle n’est toujours pas d’accord pour ce projet, car elle estime que le lieu est mal choisi, qu’elle est contre la destruction du bâtiment, qu’elle voudrait dans le projet, un agrandissement du parking, et que rien ne certifie que ces travaux seront subsidiés. Elle fait aussi remarquer que le coût de la démolition n’est pas repris dans le budget. Elle demande donc de postposer la décision, pour attendre d’avoir la garantie que les plans sont modifiés pour le parking, qu’il y a des subsides, et qu’il y a l’aval de la tutelle. À ces conditions, elle voterait positivement.
La majorité rétorque qu’il n’y a, à Gedinne, aucun autre lieu propice à ce projet, et que lors de la commission, l’opposition a donné un avis positif, puis maintenant “mange sa parole”.
L’opposition fait remarquer que lors de cette commission, il n’y a pas eu de vote.
Sylvianne Simon dit qu’elle n’approuve pas la destruction de la maison, et votera donc contre.
7 oui, 8 non

Nous sommes aussi contre la destruction de ce bâtiment qui pourrait offrir du logement au cœur de Gedinne, lieu propice pour avoir un accès aisé aux commerces, aux écoles, à l’administration, et autres…

Seule une phrase du texte, dans les points de 5 à 8, qui concernent les Fabriques d’Églises, est contestée par l’opposition, car elle prête à confusion. La majorité en convient, et il est décidé de la retirer. Satisfaite, l’opposition votera donc positivement. Unanimité.

Nous en arrivons aux «Budget communal ordinaire et extraordinaire»… qui animeront la salle.

Le budget ordinaire est contesté par l’opposition, qui est contre les emprunts et le coût que cela implique. Elle ne souscrit pas non plus à la politique de l’emploi de la commune, qui entre autres, pour deux départs ne réengagerait qu’une personne. Le coût des Arpents Verts, et l’amélioration de la Ferme Jacob sont aussi mis sur le tapis.
La majorité répond que les Arpents Verts ne prennent en charge qu’une partie du coût du personnel, qui n’y travaille pas à plein temps, et qu’à la Ferme Jacob, des petits travaux ont déjà été effectués.
Elle demande aussi à l’opposition de voter pour ce budget ordinaire, afin de ne pas le bloquer, car il est nécessaire au fonctionnement de la commune. ? !
L’opposition, outrée par cette proposition, votera contre.
8 oui, 7 non.

Le budget extraordinaire est alors épluché.

L’opposition pointe globalement les budgets des travaux, qui généralement sont revus à la hausse, car beaucoup de postes ne sont pas pris en considération lors des calculs de base, ce qui ne peut.
La majorité explique qu’il est nécessaire de voter positivement, pour ne pas bloquer les projets. ? !
L’opposition ne souscrira pas.
Sylvianne Simon dira que même si elle n’est pas d’accord sur certains points, elle votera pour, histoire de ne pas bloquer le budget.
8 pour, 7 contre.

Étrange, que la bouillonnante Madame Simon se range du côté de la majorité, malgré les divers postes du budget auxquels elle n’adhère pas… Y aurait-il anguille sous roche ?

Un point supplémentaire est ajouté: l’approbation d’une lettre qui sera envoyée au Ministère de l’Intérieur, qui veut mettre hors service les sirènes d’alarme, arguant  qu’elles sont vétustes et que leur entretien est onéreux, que l’on peut les confondre avec les sirènes des usines, et que le système BE-Alert sera le nouveau module de communication.

À savoir:
BE-Alert est un système d’alerte qui permet aux autorités de diffuser un message à la population en situation d’urgence.
Jusqu’à présent l’alerte et l’information à la population pouvait se faire via les médias (sociaux), les services de secours déployés sur le terrain ou -en ce qui concerne le risque Seveso ou nucléaire- par le biais d’un réseau de sirènes.
Le système BE-Alert permet désormais une alerte via de nouveaux canaux complémentaires. Ainsi, une autorité, qu’il s’agisse d’un Bourgmestre, d’un Gouverneur ou du Ministre de l’Intérieur peut, s’il l’estime nécessaire, alerter la population par appel vocal, SMS ou e-mail.

Les 22 Bourgmestres, et les services de secours de la zone Dinaphi, soutenus par le Gouverneur, comptent envoyer un courrier demandant le maintien des sirènes. Pour notre commune les arguments seront:

  • La proximité de la centrale de Chooz, qui nécessite pour la commune, un système d’alarme performant.
  • Il n’y a aucune autre sirène avec laquelle on puisse confondre la sirène d’alerte, et elle est très audible par la population.

L’opposition approuve, et fait remarquer que l’on peut ajouter aux arguments la mauvaise couverture du réseau dans la commune, et les risques de saturation en cas d’alerte, qui rendraient le système BE-Alert aléatoire.
Unanimité

Nous souscrivons également, car les arguments sont concrets et bien réels: la population de certaines entités serait décimée, faute d’avoir reçu l’appel vocal, le SMS ou l’e-mail d’avertissement.

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