Un conseil communal chargé attendait les élus gedinnois lors de la dernière séance du 29 septembre : 26 points, sans compter les « huis-clos » !
Si une partie de ces points n’a pas provoqué de réel débat – et ont d’ailleurs été approuvés à l’unanimité – d’autres ont au contraire provoqué et nourri les débats entre majorité et opposition.


Au rang de ceux-ci, on retiendra par exemple la question des subsides alloués aux associations locales. La répartition semble très aléatoire, entre certaines associations recevant plus de 400€ par an, pour d’autres n’en percevant que 50€. Si cela s’explique parfois – par l’histoire de celles-ci ou par le moment où elles ont vu le jour – la minorité reste demandeuse d’une «mise à plat» de ces dotations afin d’harmoniser le soutien qu’apporte la commune au monde associatif gedinnois, ce dont on peut se réjouir par ailleurs.

veloAppart.jpgUne autre pierre d’achoppement entre majorité et minorité concerne l’installation d’une aire multisports (et d’un parking) au centre du village de Gedinne. L’installation de celle-ci (soutenue par l’Inasep et Infrasports) nécessite l’achat et la démolition d’une maison, ce qui pour la minorité représente des frais excessifs (frais de notaire, frais de démolition) ; et elle n’est pas non plus convaincue par l’emplacement proposé. En réponse à ces critiques, la majorité défend l’idée que la commune de Gedinne devient une petite ville – Gedinne aurait-elle tout à coup les ambitions de Beauraing ?!? – et que ses jeunes manquent d’une telle infrastructure…

Les Arpents Verts auront aussi été une source de désaccord : depuis le début, la minorité reste perplexe concernant l’exploitation et les aménagements de ce lieu d’accueil de classes vertes à Houdremont. La majorité projette cette fois la création d’une annexe au bâtiment existant, la pose d’un escalier de secours, ainsi que l’installation d’une petite aire de jeux. La minorité, qui continue d’interpeller la majorité sur une vision d’ensemble de l’aménagement et sur la «rentabilité» des Arpents Verts, préférerait que ces nouveaux jeux viennent compléter l’installation de l’aire de jeux… qui se trouve à l’autre bout du village. La majorité répond que ces jeux auraient pour objet de distraire les jeunes pensionnaires en soirée, avant d’aller dormir… ce qui justifierait leur installation «à proximité» des Arpents Verts.

arpentsVerts-2.jpgPour notre part, si nous rejoignons les demandes de la minorité concernant une vision d’ensemble sur l’aménagement des Arpents Verts – et de l’ensemble des travaux initiés par la majorité, d’ailleurs ! – nous défendons plutôt l’offre d’une infrastructure d’accueil pour classes vertes sur la commune de Gedinne. D’une part, cette infrastructure est un acteur économique – mais aussi pédagogique et culturel – de la commune : les groupes accueillis sur ce lieu consomment, visitent, découvrent notre commune et ses environs. De plus, il est quasi certain que les enfants qui partiront des Arpents Verts avec de bons souvenirs… seront les touristes de demain, qui reviendront sur les traces de leur enfance, pour des séjours à Gedinne. Ils seront aussi certainement les promoteurs de notre commune, auprès de leurs propres parents d’abord, mais aussi auprès de leurs cousins et cousines, amis… et autres élèves de leur école… qui enverra probablement d’autres classes aux Arpents Verts.

Sans doute serait-il intéressant et possible d’encore affiner le cahier des charges et le fonctionnement de cette infrastructure pour augmenter sa rentabilité ainsi que la valorisation et la consommation des produits locaux, par exemple, mais l’outil a le mérite d’exister et de déjà bien mettre en valeur le patrimoine et les ressources de notre commune, ce dont nous nous réjouissons.

ecoleCroixScaille0SalleGym1.jpgL’acquisition par la commune de la salle de gym de l’ancien Lycée d’Etat a elle aussi posé question à la minorité : elle trouve que le montant demandé par la FWB est trop élevé (195.000€) et que la commune devrait négocier de montant à la baisse. Elle s’interroge aussi sur ces biens acquis par la commune, et dont on ne voit pas encore l’utilité, puisque aucun travaux n’a jusqu’ici été entrepris dans les premiers bâtiments du Lycée achetés par la commune… en 2012.

AileGaucheEcole.jpgNous rejoignons en partie ce constat – en ce qui concerne le temps qui a passé et l’état actuel du bâtiment, qui a subi de nombreuses détériorations – mais avons une approche plus constructive de la situation : nous avons proposé fin 2015, à l’occasion de notre «bilan de mi-mandat», un ambitieux projet d’affectation des bâtiments de l’ancien Lycée (ce document est toujours accessible sur notre site à l’adresse : http://www.gedinne.ecolo.be/?Gedinne-Ecolo-fait-aussi-son-bilan).
L’ancien Lycée est la dernière infrastructure importante disponible sur notre commune – au centre de celle-ci, qui plus est – qui pourrait accueillir un projet économique digne de ce nom, qui placerait Gedinne au centre des acteurs de notre région. Si bien sûr nous sommes pour le développement du logement social sur la commune – qui est de plus une obligation légale, rappelons-le ! – nous estimons plus intéressant de développer l’accueil des personnes et familles soutenues par le CPAS au cœur de nos villages, plutôt que de les rassembler – ghettoïser ?!? – en un seul lieu, comme c’est déjà le cas dans d’autres implantations de la commune, et à nouveau le projet sur ce site (Ardenne et Lesse a reçu ce printemps un permis d’urbanisme pour développer trois logements sociaux dans l’aile gauche du bâtiment).

marcheLocal.jpgCela permettrait par ailleurs de restaurer et entretenir le bâti de nos villages, tout en augmentant le «parc immobilier» de la commune, bien qui ne cessera jamais de prendre de la valeur ! De plus, ces maisons seront habitées «à l’année», par des citoyens qui s’inscriraient dans la vie locale, plutôt que transformées en secondes résidences, occupées au mieux les week-ends ou durant les vacances. Les bâtiments de l’ancien Lycée pourraient dès lors accueillir les activités économiques et culturelles que nous proposons dans notre projet, qui donneront un coup de pouce économique et une visibilité dont notre commune a bien besoin ! Dans cette perspective, nous soutenons plutôt l’acquisition de la salle de gymnastique de l’ancien Lycée… pour peu que cet espace ne trouve pas comme SEULE affectation d’être une salle des fêtes, mais bien un lieu à «géométrie variable», polyvalent, qui puisse accueillir tantôt un marché des producteurs locaux, tantôt une entreprise pour une séance de «team-building», mais aussi d’autres activités économiques ou culturelles !

Autre point abordé en Conseil Communal : la volonté de la commune d’acquérir une presse à jus de pommes – qui aurait été «rétrocédée» à La Fourmilière… ce qui n’a pas manqué d’échauffer les esprits lors du précédent Conseil Communal, où ce projet avait été évoqué ! – est tombée à l’eau ! En effet, la commune n’a pas reçu de la Région Wallonne le soutien escompté… malgré le fait que cette initiative s’inscrive dans une perspective de développement durable (NDLR : si Ecolo était encore au gouvernement… peut-être la commune aurait-elle eu gain de cause !?!). Elle a du coup réservé la «Mobipresse» pour les 11 et 12 novembre… avec le risque que les pommes soient pourries entre-temps !

pressagePommesAfficheprofilFB-2.jpgNe vous inquiétez pas : notre locale organise comme l’an dernier une activité «pressage de pommes», le samedi 29 octobre, où la presse des «Jus Cornet» permettra de presser jusqu’à 3 tonnes (3.000 kilos !) de pommes en une seule journée ! Vous êtes tous les bienvenus, pour peu que vous vous inscriviez auprès de notre «Malipe» de service, au 0479/406 587. Nous avons profité du Conseil Communal pour inviter notre bourgmestre et son équipe, afin qu’ils puissent eux-aussi venir presser les pommes de leurs jardins… avant qu’elles ne soient blettes !

fusil.jpgCe qui nous aura par ailleurs «chiffonné» lors de ce dernier Conseil Communal, c’est le fait que l’opposition continue d’approuver le nouveau cahier des charges du droit de chasse de la commune, à travers leur vote positif pour les dernières cessions de gré à gré des dernières parcelles. (Ces cessions se font tout à fait légalement sur base de l’ancien cahier des charges. Le nouveau ne permettra plus ce genre de sous-location l’année qui précède l’échéance du bail. Justement, c’est cette anomalie qui est visée par le nouveau cahier des charges. Jusqu’à présent, on ne relouait pas, on maintenait les adjudicataires en place dans leur droit, tandis que certains d’entre eux cédaient ce «droit acquis» à d’autres chasseurs, avec sans aucun doute une prise de bénéfice au passage dont ne profitait pas la Commune. Lorsque la minorité approuve ces cessions, elle ne fait qu’entériner un droit acquis de par le cahier des charges précédent sans même pouvoir d’ailleurs y déroger. La minorité aurait néanmoins pu s’abstenir de voter ces cessions… comme elle le fait souvent pour d’autres sujets moins «sensibles»).

Pour rappel, ce nouveau cahier des charges – qui engage la commune pour de nombreuses années – manque cruellement d’ambition, et propose des tarifs clairement au bénéfice des grosses chasses !

Nous restons par ailleurs surpris – et choqués – que Stéphanie Gendarme, élue sur les rangs de l’Equipe (opposition), soit clairement associée à la majorité lors des votes ! Cela ne semble plus émouvoir la minorité – sans doute en ont-ils fait leur deuil ?!? – mais reste à nos yeux un réel déni de démocratie, dont la majorité ne sort pas grandie…

Travaux, financement, subsides et emprunts : notre analyse
1000euros02.jpgA plusieurs reprises, nous nous sommes manifestés sur la manière dont la commune gère les travaux et le financement de ceux-ci.
Nous réclamons de la majorité qu’elle propose une vue d’ensemble de l’aménagement de la commune, plutôt que de trop souvent réaliser ces travaux «à la petite semaine», et nous sommes régulièrement sidérés de voir le nombre de travaux réalisés sur fonds propres alors que ceux-ci auraient pu être soutenus – souvent pour une partie importante des montants investis – par des subsides et autres formes d’aides et soutiens (régionaux, fédéraux ou européens). Cela demande évidemment d’anticiper les travaux à réaliser, d’avoir en début de législature un projet, un plan d’ensemble pour l’aménagement de la commune.

Nous ne rejoignons par contre pas la frilosité de l’opposition concernant la politique d’emprunt de la commune. En effet, les taux d’intérêts sont historiquement bas, et le remboursement des prêts consentis s’avère du coup raisonnable. Il nous semble donc opportun de profiter de cette situation, pour peu que les emprunts réalisés soient à taux fixe… et qu’ils couvrent des travaux d’infrastructure qui ont du sens ! Ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas, il faut le reconnaître…

Nous vous donnons rendez-vous après le Conseil Communal d’octobre, pour notre compte-rendu «critique» de celui-ci.

Bel automne à vous !

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