Compte-rendu du conseil communal du 12 juillet 2018

Compte-rendu du conseil communal du 12 juillet 2018

Séance d’été, bonnes nouvelles pour le ciné !

iretCette séance du Conseil communal débute avec la remise d’un brevet de Lauréat du Travail – Secteur construction. Sa Majesté le Roi a conféré en date du 5 septembre 2017 le titre et l’insigne d’honneur d’or de Lauréat du Travail du secteur de la construction à Monsieur Edouard Rose de Vencimont.

Le secteur professionnel décerne également un label spécifique au lauréat du Travail et le Comité Organisateur lui a décerné le label Expert.

Le Conseil communal a reçu Monsieur Rose et l’a félicité pour son prix.

Le Conseil communal approuve ensuite, à l’unanimité, le rapport de rémunération de la Commune de Gedinne pour l’exercice 2017. Ce rapport a été rédigé conformément au Décret du 29 mars 2018 modifiant le Code de la Démocratie locale et de la Décentralisation en vue de renforcer la gouvernance et la transparence dans l’exécution des mandats publics au sein des structures locales et supra-locales et de leurs filiales. Il présente tous les mandats des conseillers communaux et les rémunérations perçues. En tant que citoyen assistant au Conseil, nous n’avons pas accès à ce document et ne pourrons donc vous en dire beaucoup plus, pour l’instant 😉

Le subside 2018 au Contrat de Rivière Haute-Meuse a été voté à l’unanimité, il se maintient à 3000 € depuis plusieurs années.

Lors de sa séance du 2 mai 2018, le Conseil communal avait approuvé le cahier des charges relatif à la vente des 5 terrains à bâtir à Patignies. Deux des cinq ont été attribués, mais les trois autres n’ont pas reçu d’offres. La question sera reprise à la rentrée pour savoir comment les promouvoir.

Les comptes 2017 des Fabriques d’église ont été examinés par l’autorité communale, exerçant son droit de tutelle. Sur les 10 villages cités, 4 ont été approuvés, et 6 réformés. Les deux derniers seront examinés ultérieurement.

 

Le Ciné Gedinne se transforme !

Vous l’avez probablement lu dans la presse ou sur les réseaux sociaux : le Ciné Gedinne a repris vie depuis quelques années, grâce à une équipe de bénévoles motivés. Depuis, pas moins de 84.000 spectateurs se sont assis dans notre salle pour un total d’environ 5000 séances. L’ASBL parvient à financer sur fond propres un demi équivalent temps plein. Aujourd’hui, un nouveau projet attend le cinéma : la rénovation de la salle en profondeur (rotation de 180°, récupération de l’espace scénique derrière l’écran, gradinage et nouveaux fauteuils).

Le montant de ces travaux est de 145.000€. Le Ciné Gedinne va les financer entièrement. Tout d’abord en injectant 70.000€ de liquidité et les 75.000 € autres par emprunt via une émission d’obligations. Toutes les infos à ce sujet se trouvent sur le site du ciné : https://www.cine-gedinne.be/nous-soutenir/

Pour permettre à l’ASBL de mener à bien ce projet, elle a demandé à la Commune un bail emphytéotique d’une durée de 40 ans, pour la salle et le local du guichet. Le Conseil communal a marqué son accord, à l’unanimité, sur ce bail. En contrepartie, un membre du Conseil sera présent en Assemblée générale, avec voix délibérative ; c’est Magali Bihain qui occupera ce poste jusqu’à la fin de cette législature. L’opposition a, quant à elle, demandé que le cinéma soit accessible à toutes les écoles de la commune, tous réseaux confondus.

Nous nous réjouissons que le cinéma soit soutenu par la commune dans ses projets. Il s’agit pour nous d’un véritable outil culturel dans notre région rurale, et un lieu d’éducation permanente tout à fait remarquable. De plus, sa gestion par une équipe de bénévoles contribue à la dynamique associative de la commune.

Sur ces bonnes nouvelles, l’été jeudinnois pouvait reprendre ses droits 😉

Compte-rendu du conseil communal du 14 juin 2018

Compte-rendu du conseil communal du 14 juin 2018

Le conseil communal qui aurait dû se tenir le mardi 5 juin, n’a donc pas eu lieu en l’absence des 7 représentants de la minorité et de celle de la Présidente du CPAS, Sylvianne Simon membre de la majorité, quoique que l’on puisse dorénavant en douter. L’opposition accusait le Bourgmestre de vouloir faire passer en force un projet de sécurisation de l’accès au hall de la rue de la Morie.

La deuxième convocation a eu plus de succès. Les quinze membres du conseil étaient présents ce jeudi 14 juin 2018.

Le Collège a remis pour information son rapport pour l’année 2017 ; ensuite, le Directeur financier, Pierre Demanet a présenté les comptes de l’exercice 2017.

Ils sont en boni à l’ordinaire de 739 393 € et à l’extraordinaire de 758 700 €. Si ces chiffres paraissent positifs, il précise que les ventes de bois ont chuté de 935 000€ de même que les revenus du loyer des  chasses, revus à la baisse lors de la dernière reconduction des baux. Bilan 1 million € de recettes en moins. Il rappelle que quand les revenus sont en baisse et les dépenses en hausse, il conviendrait d’être prudent.  Avec un budget aussi dépendant des ventes de bois, il faut mettre en réserve lors des années fastes. Et à défaut de comprimer les dépenses, il faut avoir recours à l’emprunt ; les taux sont historiquement bas bien que selon lui, cela ne durera plus.

Au vu de ce bilan comptable et du rapport du Collège, l’opposition relève

  • Que le personnel technique n’a pas été renouvelé (de 2014 à 2018, perte de 5 agents statutaires),
  • Que beaucoup de dépenses prévues n’ont pas été réalisées telles que l’agrandissement de la Maison communale, l’équipement des salles des fêtes,
  • Que l’on vit audessus de nos moyens,
  • Que le Collège a privilégié les achats de (vieux) biens immobiliers : lycée, institut, rue des Sabotiers…
  • Que rien n’est fait pour entretenir le patrimoine forestier : quais, voiries, suppression de la pépinière communale,
  • Que des mises à blanc de 60 hectares telles que celle de la Virée des Doucettes entame le capital forestier gedinnois, que pour ces questions techniques, des commissions devraient être mises en place.
  • Qu’en 12 années de Plan Communal de Développement Rural (PCDR) rien n’a été réalisé.

A ces attaques, le Bourgmestre et l’Echevin des forêts, Pierre Rolin répondent

  • Que les réalisations ne suivent pas car il ne dispose pas du personnel nécessaire pour la réalisation des multiples cahiers des charges
  • Que les dépenses pour le Fonds des communes et la zone de police sont en hausse alors que les recettes communales sont en baisse notamment à cause du tax-shift (baisse des impôts voulue par le Gouvernement de Charles Michel au niveau fédéral, ce qui a un impact sur les dotations aux communes)
  • Que la Région wallonne n’est pas pressée de libérer les subsides pour le PCDR d’autant que le taux de subsidiassion de ces travaux diminue d’année en année.
  • Que la baisse du loyer des chasses a été votée à l’unanimité, notamment avec l’accord de Jean-François Colaux,
  • Que pour les travaux forestiers et les mises à blanc, c’est le DNF qui propose, la Commune suit

Finalement, après ce long débat, le compte 2017 est approuvé à l’unanimité, à 15 voix pour.

Les comptes 2017 du CPAS sont présentés par Sylvianne Simon, sa Présidente.

Il faut noter que le nombre de personnes bénéficiant du RIS (revenu d’insertion sociale) a plus que doublé : 54 personnes au lieu d’une vingtaine. Pour la deuxième fois, la politique du Gouvernement fédéral est mise en cause : en effet, cette augmentation des bénéficiaires du RIS va de pair avec le durcissement des conditions du droit aux allocations de chômage.
Le compte est voté à l’unanimité.

Vient alors le point qui fâche : l’aménagement des accès au hall sportif avec création d’un piétonnier et la mise en sens unique de l’accès aux véhicules.

Ce point avait provoqué la politique de la chaise vide de l’opposition au dernier Conseil et avait déjà été controversé lors du Conseil de mai.

Le Bourgmestre signale qu’il a obtenu l’accord de la CCATM et de la direction de Dinaphi (services de secours de Dinant-Philippeville)

L’opposition reproche au Collège de ne pas avoir consulté les usagers que sont les pompiers et les voisins du site. Elle signale qu’en vingt ans, aucun accident n’a été à déplorer rue de la Morie, que la création d’un piétonnier par le bas (caserne des pompiers) coûterait moins cher que d’y réaliser une nouvelle voirie de jonction. Une fois de plus elle regrette que l’on ne tienne pas compte de son avis.

Comme il le craignait, le Collège voit son projet refusé par la minorité à laquelle, une fois de plus s’est ralliée Sylvianne Simon
7 voix pour – 8 contre.

Vincent Massinon attendra donc la prochaine législature pour représenter son projet.

Les points suivants concernent des marchés de travaux : le pavage de la cour du lycée et de la maison communautaire de Willerzie ainsi que l’entretien des rues de la Chavée à Vencimont et de la rue de la Croix-Scaille à Willerzie. L’opposition regrette que le pavage de la cour du lycée intervienne avant la réalisation des travaux aux bâtiments.
Les points sont votés à l’unanimité.

Les deux points suivants, concernent la création d’une aire multisports à Gedinne et la mise en place d’un comité d’accompagnement, condition nécessaire à l’octroi de subsides.
Sylvianne s’oppose à ce projet, considérant qu’il n’y a jamais personne qui utilise ces installations et que c’est donc encore 70 000 € de partis pour rien.
Points à 14 voix pour et  1 contre.

Le point suivant consiste en la décision de prise en charge dans le cadre d’un fonds FEDER, de la réalisation d’une étude pour la redynamisation du Village de Vacances de Vencimont avant d’en renouveler le bail d’exploitation.
15 voix pour.

Tous les points suivants sont adoptés à l’unanimité, il s’agit

iconeRit.jpg– du rapport d’activité, des comptes et de la révision des statuts de l’association de projet (parc naturel)

– de la participation financière pour le projet du GAL « Ardenne méridionale »,

– des ordres du jour d’assemblées générales d’ORES, du BEP, d’IDEFIN et d’INASEP.

Le dernier point consiste en questions orales au Collège.

L’opposition demande qu’il soit mis l’accent sur le nettoyage des avaloirs et l’entretien des villages.

La question de la surexploitation des forêts communales revient sur le tapis (voir ci-dessus) ; il est aussi question du lagunage des eaux résiduelles de Malvoisin avec maintien de la mise en « épuration individuelle » de certains quartiers.

La suite du Conseil se tient à huis clos.

Conclusions :

Cette législature aura finalement été assez houleuse. Rappelons-nous la défection de Stéphanie Gendarme  (l’Equipe), son remplacement puis sa démission et les multiples revirements de Sylvianne Simon qui fait basculer, selon son gré, la majorité dans l’opposition et vice-versa.

La cause en est une trop faible majorité pour le groupe du Bourgmestre mais aussi sans doute un manque de dialogue au sein du Collège.

Financièrement, on doit constater que la marge diminue même pour une commune qui doit être considérée comme riche. Les décisions du Fédéral impactent directement les recettes et les dépenses communales : zones de police, services de secours fonds des communes…..

Une nouvelle vision budgétaire serait-elle  à mettre en place pour la prochaine législature ?

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Gand jeu de piste

Gand jeu de piste

Ce dimanche 3 juin, les écolos gedinnois invitaient le grand public à participer à un grand jeu de piste dans les bois entourant Sart-Custinne.

Et on peut dire que le public était au rendez-vous !

Ce ne sont pas moins d’une septantaine de personnes, réparties en 22 équipes de 2 à 6 personnes, qui ont pris le départ de la balade.

Des petits, des grands, des familles et des amis, beaucoup d’équipes étaient composées de 2 ou 3 générations, venues profiter du soleil généreux.

 

 

Tout au long du parcours, plusieurs défis attendaient les joueurs : des jeux simples, exerçant tantôt l’adresse, la mémoire ou encore des messages à décoder…

De bonnes vieilles recettes qui peuvent encore amuser aujourd’hui !

Les gagnants sont repartis avec un cadeau de l’Epicerie gourmande ; et le public avec des dizaines d’idées de jeux pour cet été.

 

 

 

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Compte-rendu du conseil communal du 2 mai 2018

Compte-rendu du conseil communal du 2 mai 2018

Quand on se demande d’où viendra la surprise…

Cette séance du Conseil communal était suivie par un public un peu plus nombreux qu’à l’habitude.

Est-ce que l’approche des élections communales attiserait un peu la curiosité pour ce moment de démocratie ? Nous nous en réjouissons, nous qui n’avons eu de cesse de rappeler depuis 7 ans que les séances du Conseil étaient accessibles aux citoyens intéressés par la chose communale.

Ne dérogeant pas à ses habitudes, le Conseil communal s’est penché sur une série de dossiers relatifs à des travaux de voirie et d’aménagements divers.

Certains sont passés comme une lettre à la Poste, à l’unanimité :

  • La rénovation d’une aire de stationnement et de l’entrée de l’école communale de Sart-Custinne avec des pavés et parements en pierre naturelle. Ces travaux sont estimés à 60.318,50€ TVAC, et subsidiés à raison de 50%.
  • La réfection du Pont sur la Houille à Vencimont. Il est prévu d’élargir le passage pour accueillir un plus grand débit d’eau. Le pont restera en piétonnier. Les travaux sont estimés à 177.507,00€ TVAC, et subsidiés à raison de 50%.
  • Les travaux relatifs à la 1ère fiche projet du PCDR – Aménagement des entrées des villages – pour un montant total de 593.944,56€ dont la part communale s’élèvera à 180.181,70€. Un total de 29 aménagements seront réalisés visant la sécurité dont 14 sur les routes régionales, 11 sur les voiries communales et 4 pour des croisements dans certains villages.

Par contre, d’autres dossiers ont suscité le débat, voire ont été carrément recalés !

A Rienne, une modification de la voirie communale, induit que deux parcelles de terrain sont cédées – gratuitement – aux riverains. L’opposition relève un « deux poids deux mesures » en comparaison d’un dossier similaire traité à Vencimont, mais dont l’issue avait été le rachat de parcelles par les riverains. Nous n’avons pas les éléments qui nous permettent de prendre position sur ce point (puisque pour rappel, nous assistons aux Conseils communaux comme tout.e citoyen.ne peut le faire, ni plus ni moins), mais nous nous posons quand-même des questions, a fortiori en année électorale, sur cette potentielle différence de traitement entre habitants de la commune ?

Ce point sera voté majorité contre opposition, 8 voix à 7.

Après cette première divergence, le ton est monté d’un cran avec le dossier de réalisation d’un piétonnier et l’aménagement des abords du hall sportif et de la rue de la Morie à Gedinne. Les travaux sont estimés à 358.266,24€ TVAC, et subsidiés à raison de 50%.

Ces travaux consistent à mettre la rue de la Morie à sens unique vers la zone sportive, de passer par le parking du hall (aménagé) et de ressortir de cette zone par le parking des pompiers. Le bourgmestre insiste sur le fait que ce dossier est passé en consultation par la CCATM et sera subsidié.

L’opposition ne soutient pas le tracé choisi ni les aménagements prévus, notamment le pavage d’une grande zone, et souligne les problèmes qui seront rencontrés par les pompiers en intervention, les camions de bois et les bus.

La surprise viendra – une fois de plus – de la présidente du CPAS, qui choisit de voter contre ce projet, invoquant des raisons financières !

Ce projet est donc rejeté, à 7 voix pour et 8 voix contre.

C’est un coup dur pour la majorité qui a réalisé une série de travaux dans cette zone sportive et voyait l’aménagement de la rue et des abords du hall comme un de ses dossiers phares pour clôturer son mandat. L’idée du sens unique nous paraît intéressante et permettrait certainement plus de fluidité et de sécurité dans cette zone de plus en plus fréquentée ; mais nous n’avons pas vu les plans présentés aux membres du Conseil communal…

Un troisième dossier a provoqué le débat, à Patignies cette fois !

Il s’agissait du permis d’urbanisation et la vente de 5 lots de terrain, lotissement en cours d’aménagement depuis plusieurs mois, à la rue Sous le Bois. Ces lots seront vendus en deux fois, pour permettre aux malchanceux du 1er tour de retenter le coup à la 2e vente !

Cependant, l’opposition regrette qu’il ne soit pas prévu de clause qui favoriserait l’acquisition de ces terrains par de jeunes locaux qui souhaiteraient construire, plutôt que par des promoteurs. La majorité, en accord sur le fond, précisera qu’il est illégal de notifier de telles clauses. Le point sera voté 13 voix pour et 2 abstentions.

Lors de ce Conseil communal, nous aurons également appris que la commune rejoint la Centrale d’achat de la Province de Namur relative à la numérisation, le découpage et l’indexation des actes d’état-civil et leur intégration dans une base de données SQL.

En effet, la modernisation et l’informatisation de l’État Civil est prévue pour le 01/01/2019. Tous les registres d’état-civil doivent être scannés. À partir de cette date, l’établissement et l’archivage uniformes et électroniques des actes dans ce registre central signifie que tout nouvel acte sera uniquement établi sous format électronique, y sera stocké, et qu’il ne sera plus possible de délivrer des copies conformes et/ou des extraits issus de registres papier, ou d’actualiser les actes papiers.

De même, la commune adhère à la Centrale d’achat relative à la réalisation d’un audit de sécurité IT dans le cadre du GDPR de l’Association Intercommunale du BEP (Bureau Economique de la Province).

Le 25 mai 2018 entrera en vigueur le nouveau Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD). Celui-ci vise à instaurer un cadre légal applicable au traitement de données relatives à des individus et tend à renforcer la protection en matière de traitement des données à caractère personnel des entreprises, des organisations,… Le principal objectif du RGPD est de protéger le droit de tout citoyen européen de décider si, quand, comment et à qui ses informations personnelles peuvent être divulguées, et comment elles peuvent être utilisées.

Compte-rendu du conseil communal du 28 mars 2018

Compte-rendu du conseil communal du 28 mars 2018

C’est un Conseil Communal assez ordinaire et calme qui s’est déroulé le mercredi 28 mars 2018. La plupart des points auront été approuvés à l’unanimité, sans nécessairement de débats ou discussions. Ces points traitaient de la Commission locale pour l’énergie (CLE) et de la dotation communale annuelle de la zone de police Houille-Semois (504.851,87 € pour 2018).

Plusieurs autres points concernaient le règlement général de police : la Charte de Bien Vivre Ensemble, la mise à disposition d’un fonctionnaire provincial sanctionnateur (entre autres en charge des délinquances environnementales), le « partage » d’une médiatrice (en ce qui concerne les amendes administratives) avec la commune de Florennes, les sanctions administratives communales (en cas d’infractions mixtes commises par les majeurs). Tous ont aussi été approuvés à l’unanimité.

Deux autres points traitaient de chantiers d’importance pour la commune, et auront suscité l’enthousiasme d’une part… et le débat par ailleurs.

Ecole communale de PatignieD’une part, les travaux de rénovation et d’extension de l’école communale de Patignies. La bonne nouvelle est que ces travaux (d’un montant estimé de 606.992,72 € TVAC) seront largement subventionnés, à raison de 70 % dans le cadre du PPT, ainsi que par le soutien du Fonds des Bâtiments scolaires (de l’enseignement officiel subventionné). La minorité se réjouit autant que nous de ces travaux, qui amélioreront sensiblement le confort d’enseignement et de vie à l’école de Patignies, tant pour les enseignants que nos charmantes têtes blondes ! Ce projet a été approuvé à l’unanimité.

Site de la CroisetteLe deuxième chantier concerne l’aménagement du lycée (site de la Croisette) : la création de 3 logements sociaux et la transformation des façades nord et sud pour l’aménagement de locaux publics et de bureaux. Si Ardenne et Lesse prend en charge l’aménagement de 3 logements sociaux dans l’aile « gauche » du bâtiment, l’aménagement de la « structure » du bâtiment est – au moins pour partie – à la charge de la commune. Il s’agit d’un budget estimé de 279.197,19 € TVAC, dont 30% d’une partie des travaux (liés à l’isolation du bâtiment) feraient l’objet d’une subvention UREBA, soit environ 54.900 €.

Comme nous, l’opposition reste dubitative sur la manière dont l’aménagement du lycée est envisagé. Encore une fois, la majorité montre sa difficulté à se projeter dans le futur, à penser l’aménagement d’une infrastructure telle que le lycée de manière globale et cohérente. Comme – trop – souvent, les travaux sont proposés au fur et à mesure au conseil communal, par morceau de bâtiment. Quel projet architectural, quelle cohérence dans la division du bâti et des étages, quelle vision pour l’avenir de l’infrastructure, la collaboration et la bonne cohabitation entre les futurs occupants des lieux…? La majorité « navigue » à vue, et semble incapable de se projeter dans le développement et la gestion d’un projet d’aménagement au-delà d’une année. Les chantiers à rallonge de la Maison Languillier et du bassin didactique en sont deux autres exemples, passé et présent…

saucissonnage

Vous l’aurez compris, nous rejoignons donc les remarques de la minorité sur ses critiques de « saucissonnage » dans l’aménagement du bâtiment, qui méritait une réflexion et un aménagement global.

Il reste à préciser qu’à nouveau le projet d’aménagement du lycée n’a fait l’objet d’aucune consultation en CCATM. Le bourgmestre a bien présenté « pour avis », lors de la dernière réunion de la Commission Consultative de l’Aménagement du Territoire et de la Mobilité, les visions en 3D du futur parking ( !) dudit lycée… mais ce n’était que la xième version d’une pratique irrespectueuse des citoyens qui s’engagent bénévolement dans cette commission, qui consiste à ne présenter que des projets déjà décidés par la majorité ! Ce n’est évidemment en rien l’objet d’une commission consultative !

Ce conseil communal s’est terminé par un chapelet de questions de la minorité, concernant différentes thématiques… Un échange intéressant sur la question de l’abattoir et de l’éventuelle installation d’un atelier de découpe dans le futur a aussi eu lieu : il s’agit d’un projet du GAL, actuellement en réflexion. Une autre discussion concernant l’aménagement et l’entretien de certains logements sociaux, ainsi que la problématique des logements de transit et d’urgence, a terminé d’animer la soirée.

Compte-rendu du conseil communal du 22 février 2018

Compte-rendu du conseil communal du 22 février 2018

Honte à vous, Monsieur le Bourgmestre !

Du dernier conseil communal du jeudi 22 février, il faudra surtout retenir les propositions de motions et autres interpellations citoyennes.

arpentsVerts.jpgOutre l’examen de points de « communication » ou relatifs à la « gestion quotidienne » de la commune, approuvés à l’unanimité, certains points auront provoqué certains débats et discussions, et parfois rencontré la désapprobation de la minorité. Il s’agit principalement de dossiers déjà évoqués par le passé, et sur lesquels le conseil communal est divisé. Typiquement,  l’augmentation des tarifs des Arpents-Verts, les classes de dépaysement à Houdremont que la minorité n’a jamais vraiment soutenu, badi02.jpgou la réouverture d’un marché de travaux pour terminer le bassin didactique, projet que la minorité ne soutient pas non plus. Pour rappel ou information, depuis la faillite de l’entreprise qui réalisait les travaux, le chantier est à l’arrêt. Un nouveau cahier des charges a été élaboré par la commune afin d’identifier l’ensemble des travaux qu’il reste à réaliser. Le montant de ceux-ci est estimé à 177.482, 52 € HTVA. Nous serions nous-mêmes curieux de savoir à combien se monte actuellement le coût de réalisation de ce bassin didactique, projet de la majorité sur lequel nous avons de sérieux doutes : non pas que ce projet ne réponde pas à un besoin réel (la nécessité d’apprendre à nager à tous les enfants de la commune), mais la façon dont il a été mis sur pied et financé, sans qu’aucun business plan ni prise en compte des obligations légales en ce qui concerne la gestion d’une telle infrastructure, nous inquiète fortement. Outre le coût de construction de l’infrastructure – dont le montant n’a plus rien à voir avec le budget initialement prévu -, rien n’est réellement envisagé quant à sa gestion quotidienne, et aux coûts récurrents de celle-ci, qui engagent les citoyens gedinnois pour des décennies.

Les trois derniers points abordés (avant les questions « diverses »), auront suscité plus d’émoi dans l’assistance.

Tout d’abord, le projet de motion concernant « l’opposition au projet de loi autorisant les visites domiciliaires en vue d’arrêter une personne en séjour illégal », introduit par Territoires de la Mémoire auprès du conseil communal. Le bourgmestre, Vincent Massinon, a donc présenté le point… pour très vite s’interroger sur l’opportunité d’une telle motion. Pour sa part, il s’estime incompétent sur la question, estime que le lien fait avec les pratiques de la seconde guerre mondiale est exagéré… et propose finalement que chacun vote en son âme et conscience. Lui s’abstiendra… comme la majorité des autres membres de la majorité… Sylvianne Simon exclu, qui rejoindra la minorité et permettra – malgré tout – à la motion d’être retenue, ouf, l’honneur est sauf !

Mais comment Vincent Massinon, bourgmestre de notre commune et qui s’annonce à chaque opportunité comme défenseur des droits humains, peut-il finalement soutenir un tel projet de loi ? Car ne nous y trompons pas, dans de telles circonstances, et face à un tel projet de loi, s’abstenir équivaut bel et bien à soutenir la proposition de loi.

Bien sûr, il faut rappeler que Vincent Massinon est MR, parti qui participe au gouvernement fédéral et soutien donc cette proposition de loi déposée initialement par la NVA. Comment peut-il malgré tout lui même assumer les propos tenus à maintes reprises, lors de manifestations publiques, qu’il s’agisse à travers ses traditionnels discours de début d’année, ou de commémoration de l’armistice de la première guerre mondiale 1914-18, où ses paroles semblent témoigner des valeurs de mémoire et de respect que défend Territoires de la Mémoire ?

Retournons visiter ses dires, par exemple dans son discours à l’occasion du dernier relais sacré :
« …il est essentiel que nous continuions, chacun de nous, à tout moment, d’être des passeurs de mémoire ; que nous n’ayons de cesse de cultiver notre esprit critique, d’analyser le présent à l’aune du passé, de détecter les germes liberticides dans les discours populistes de ceux-là qui prétendent détenir la solution »

En précisant, pour ceux qui n’auraient pas compris :
« Et surtout à apprendre à nos enfants à en faire de même. Car c’est pour eux, pour leur avenir que nous sommes là.
« Et leur avenir déprendra de leur éducation. Entre autre de leur éducation à l’histoire des peuples, à la compréhension de ces monstrueux dérapages de l’histoire que furent par exemple les deux derniers conflits mondiaux »

Monsieur le Bourgmestre, merci de nous épargner dorénavant ces propos, ces mots et « formules » finalement vides de sens et de réelles convictions, dans votre bouche. Honte à vous qui feignez de défendre des valeurs d’humanité et de respect, et qui a la première – et peut-être la seule – occasion de mettre en pratique vos soi-disant convictions, fuyez lâchement devant la responsabilité que vous pourriez assumer avec force et autorité. Il n’en est donc rien, Monsieur le Bourgmestre, vos mots sont du vent !  Vous manquez de cœur et d’attention pour vos contemporains.

Pour qualifier votre attitude, nous rappellerons encore votre discours de début d’année (vœux 2018) qui se termine par ces mots de notre Roi Philippe que vous reprenez à votre compte :
« Notre manière de voir les choses conditionne notre façon d’agir ». 

Au moins sur ce point nous sommes d’accord !

Nous remercions et saluons Territoires de la Mémoire dans leur volonté concrète et « actualisée » de défendre des valeurs humanistes. C’est une chose de se souvenir des horreurs des temps plus anciens, c’en est une autre de s’impliquer dans une préoccupation actuelle… malgré le lien facile à faire avec des pratiques d’un autre temps… quoi que prétendent le bourgmestre, son parti et le gouvernement auquel il participe, qui semblent malheureusement avoir la mémoire – très – courte !

Les deux autres derniers points du Conseil Communal auront été des interpellations citoyennes introduites par deux membres de notre locale Ecolo, Jeanne-Françoise Kreutz et Quentin Jacques.

La première interpellation, déposée par Quentin Jacques, proposait à la commune de déposer une Motion relative à la sécurité de la Centrale de Chooz (voir la motion en fin d’article).

La réponse du bourgmestre à cette proposition de motion aura été un étrange mélange d’agressivité… et de naïveté. Agressivité déplacée, face à une inquiétude justifiée par une suite discontinue d’incidents à la centrale de Chooz, ces dix dernières années (voir le listing en fin d’article), et une attention simplement portée à la sécurité et à la bonne santé de nos concitoyens. Naïveté, ensuite, car le bourgmestre se félicite – comme le bourgmestre de Beauraing – de la qualité de communication et d’échange avec la centrale. Rappelons malgré tout que là où Gedinne reçoit 11.119 € par an en terme de « dédommagement » de la centrale de Chooz… Beauraing en perçoit plus de 70.000 € ! Afin de vérifier la bonne sécurité de la centrale, le bourgmestre se propose d’organiser – à l’instar du bourgmestre de Beauraing – une visite de la centrale de Chooz et de rencontrer le directeur de la centrale, afin que celui-ci le rassure !?!

Pour rappel, ladite visite des élus beaurinois s’est soldée par… un incident ! En effet, au moment de sortir de la centrale, la délégation d’édiles beaurinois s’est avérée… contaminée ! Les élus ont dû quitter leurs vêtements, enfiler des trainings… et sont restés « prisonniers » de la centrale, pour être enfin « libérés » par la sécurité de la centrale, après que la validité de leur badge d’accès ait expiré !

Sans doute cette expérience aura t-elle rassuré les élus beaurinois, et par ricochet, notre bourgmestre et son équipe ?
Nous les invitons à prendre rendez-vous dans les plus brefs délais avec la centrale pour conforter à leur tour leur confiance dans la centrale de Chooz !
(Pour information, NOUS avons bien entendu déjà visité la centrale !).

 

La deuxième interpellation, portée par Jeanne-Françoise Kreutz, a rencontré un bien meilleur accueil.

Elle proposait d’implémenter dans notre commune la boîte « Senior Focus », qui permet aux services d’urgences d’être rapidement – et efficacement – informés de la situation médicale d’un senior, lors d’une intervention à domicile. Concrètement, une « boite » serait présente dans le frigo du senior, qui contiendrait toutes les informations relatives à sa situation et son traitement médical, par exemple (voir interpellation en attache de cet article).

Le bourgmestre ainsi que la présidente du CPAS, Sylvianne Simon répondront que le CPAS et la Zone de Police semblent déjà sur le coup, et renvoient la population à une séance d’information sur le sujet, courant avril 2018.

Bonne nouvelle, donc, pour une initiative intéressante.

 

Documents (cliquer dessus pour les agrandir):

CHOOZ

 

SENIOR FOCUS

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