Conseil communal du 17 décembre 2020: un  nouveau projet pour l’abattoir?

Conseil communal du 17 décembre 2020: un nouveau projet pour l’abattoir?

Traditionnellement, le Conseil communal de décembre est celui des budgets : ceux du CPAS et ceux de la commune.  D’autres points ont aussi été traités lors de cette séance de fin d’année 2020, dont la RCA (Régie Communale Autonome) et l’abattoir communal.

RCA – Plan d’entreprise

Deux points concernaient la mise en route de la RCA (Régie Communale Autonome), qui gèrera dorénavant principalement les infrastructures sportives de la commune : l’un sur prise de participation de la commune de 50.000€ dans la RCA, l’autre sur le Plan d’entreprise de ladite RCA.  Rien à redire concernant la prise de participation : la RCA a effectivement besoin d’un « capital » pour démarrer son activité, et le montant proposé nous semble cohérent.  Un volet du Plan d’entreprise a néanmoins attiré notre attention.

En effet, s’il s’agit d’une première ébauche, un point nous interpelle néanmoins : le fait que le bassin didactique soit dès facto considéré comme bénéficiaire, à l’inverse des autres installations sportives (déficitaires), et alors qu’il n’est toujours pas en activité et qu’aucun business plan n’a jamais été produit, malgré nos régulières interpellations en ce sens.  Le bourgmestre rapporte qu’il s’agit d’une projection faite par le bureau d’étude qui a permis la constitution de la RCA, en effectuant un « copier-coller » d’autres infrastructures dans d’autres communes, qui accueillent des intervenants privés qui louent le bassin de l’ordre de 2h par semaine.  Nous avions, en son temps, fait notre petite enquête auprès des kinés de la région (les professionnels auxquels Vincent Massinon fait probablement référence), et il s’avère qu’ils ne sont – malheureusement – pas intéressés par un tel usage du bassin didactique, leur patientèle – ayant besoin de ce type de soins – n’étant pas suffisamment importante que pour louer l’infrastructure (comme semble le projeter le bureau d’étude).

Ce point sera prochainement abordé en CA de la RCA : nous ne manquerons pas de revenir sur cette question, et de faire corriger les chiffres si nécessaire.

Budget communal – Ordinaire et extraordinaire – Exercice 2021

Nous ne sommes pas rentrés dans le détail des chiffres, et avons plutôt fait des remarques générales.

En effet, le budget est un « acte politique » de la majorité, qui présente et défend par celui-ci la politique qu’elle envisage dans l’année à venir ; à la différence des comptes annuels, qui sont eux une vision objective de la situation budgétaire de la commune, et de son évolution au fil des ans (mise en perspective sur 4 ans).

Nous nous inquiétons donc, au regard de la situation actuelle (diminution de la vente des bois cette année encore – estimées à 1.800.000 € dans le budget -, conséquences à venir de la période Covid-19, avec pertes de revenus de l’IPP… mais aussi suite à la perte d’activité économique de l’Horeca, des commerces « non-essentiels »,… et une possible intervention du CPAS suite au deux vagues de Covid), que le budget communal continue de lentement augmenter.  En effet, l’augmentation des Recettes sert à « combler » l’augmentation des Dépenses : c’est un exercice comptable et politique… plutôt que budgétaire !

La commune continue de vivre au-dessus de ses moyens : il est impératif qu’elle réduise la voilure.  Nous resterons attentifs aux réajustements budgétaires qui ne manqueront pas d’arriver en cours d’année, et surtout aux comptes de l’année écoulée (2020) puis de l’année en cours (2021) qui, nous le craignons, continuerons de témoigner de la mauvaise santé économique et budgétaire de notre commune.

Nous avons malgré tout bien fait la distinction entre gestion responsable et ambition : on peut rester ambitieux dans les politiques que l’on mène et les projets que l’on porte… tout en ayant une gestion responsable des deniers publics !

Nous saluons néanmoins l’investissement dans les travaux forestiers, que nous réclamons depuis plusieurs années.

Abattoir communal (augmentation des tarifs)

L’abattoir communal se trouve dans une situation inquiétante, depuis un moment déjà.  D’une part, l’infrastructure est déficitaire (de l’ordre de 70-80.000€ par an, « épongés » par la commune), et par ailleurs, elle est pour la deuxième année consécutive sous les foudres de l’AFSCA : après un carton orange l’an dernier, c’est plutôt un carton rouge qu’elle a reçu cette année-ci.  Nous sommes inquiets de cette situation, et de l’avenir de l’abattoir.

Afin de tenter de résoudre – pour partie – la situation, la majorité propose, pour la deuxième année consécutive, une augmentation des tarifs.  La commune se trouve en gros dans la même situation que pour les infrastructures sportives : les tarifs n’ont pas été suffisamment régulièrement augmentés, et les augmentations ici proposées tiennent plutôt du « rattrapage » par rapport aux prix du marchés.  En attendant, pour les utilisateurs de l’abattoir, une augmentation de l’ordre de 25% en une fois apparait – à juste titre – comme une « grosse » augmentation.

Même si cette augmentation pourra apporter une bulle d’air à l’abattoir, nous ne pensons pas que cela résolve la situation à long terme.  En effet, d’autres problèmes subsisteront car ils sont « structurels » : l’abattoir est trop petit par rapport à la demande, le personnel ne travaille pas dans des conditions optimales et est « au four et au moulin », entre le travail d’abattage et la charge administrative ; la chaine de commandement reste nébuleuse malgré la nomination récente d’un nouveau responsable du personnel ouvrier ; les exigences de l’AFSCA sont également difficiles à respecter…  De plus, un nouvel atelier de découpe, porté par la coopérative Cofarme et les neufs communes du Parc naturel, devrait prochainement venir s’accoler au bâtiment de l’abattoir, ce qui devrait augmenter la pression sur un « outil » saturé.

Compte-tenu de la situation, et après nous être renseignés et documentés, nous proposons un projet ambitieux, qui puisse assurer un avenir viable à l’abattoir.

Dans la mesure où l’abattoir est déficitaire, que le bâtiment date (+/- 50 ans) malgré sa rénovation (il y a 20-25 ans) et qu’il est à saturation (il tourne à quasi 100%, et certains se tournent vers d’autres abattoirs, dont des éleveurs de Cofarme), pourquoi ne pas envisager la construction d’un nouvel abattoir, sur l’extension de la ZAE (Zone d’Activité Economique) près de la gare : une infrastructure correctement dimensionnée pour être rentable (ou au minimum financièrement à l’équilibre) et qui permette d’utiliser les techniques modernes, avec intégration de l’atelier de découpe projeté par Cofarme (Parc naturel).  Le montage financier pourrait se faire par un partenariat public/privé, associant les 9 communes du Parc naturel, la coopérative Cofarme, et d’éventuels autres partenaires.  Il n’est de plus pas exclu qu’une telle – nouvelle – infrastructure puisse bénéficier de subsides pour sa création et son fonctionnement, ainsi qu’un soutien du BEP (Bureau Economique de la Province de Namur).

Ce nouvel outil répondrait aux normes et pratiques professionnelles récentes, et permettrait de plus des économies d’échelle par l’intégration de l’atelier de découpe (infrastructure, circulation, frigo, charges de fonctionnement, personnel,…).  Sa situation serait aussi plus intéressante et accessible, en bordure des nationales 95 (nord-sud) et 835/952 (est-ouest) et de l’axe ferroviaire Athus-Meuse (ligne de fret structurant).

D’après nos calculs, l’investissement pourrait être amorti rapidement (au regard du déficit actuellement à la charge de la seule commune de Gedinne) : moins de 5 ans dans la perspective d’un partenariat public/privé.  Si cette infrastructure était réalisée dans le cadre de la RCA (Régie Communale Autonome), la commune pourrait par ailleurs récupérer la TVA relative au développement et au fonctionnement de ce nouvel abattoir.

Il est étonnant que notre bourgmestre balaie cette proposition constructive d’un revers de la main.  Au minimum, nous espérions que la majorité envisage de réfléchir à la question en associant, comme le proposent aussi nos partenaires de minorité (Aux 12 Gedi Oui), l’ensemble des forces vives – dont évidemment la coopérative Cofarme – motivées par une large réflexion sur la question.

Le déficit de l’abattoir : un sérieux malaise… à transformer en opportunité !

Si nous estimons que l’abattoir communal est un magnifique outil, dont la disparition serait catastrophique, son déficit récurrent de 70-80.000€ annuel, nous apparaît comme problématique.  Il est normal que certains services communaux soient déficitaires et qu’une part du « coût vérité » de certaines infrastructures publiques soient prises en charge par la commune (comme c’est par exemple le cas pour les infrastructures sportives, dorénavant gérées par la RCA). Il ne devrait pas en être de même pour l’abattoir, qui est un « outil industriel et commercial », au même titre que les Arpents Verts ou le Village de Vacances de Vencimont.  S’il est parfois nécessaire que la commune « soutienne » le démarrage d’un tel outil – comme c’est encore le cas des Arpents Verts, qui n’ont pas encore atteint leur vitesse de croisière -, il n’est pas normal que la commune doivent encore injecter annuellement de tels montants, pour assurer le fonctionnement et la survie d’une infrastructure qui existe depuis un demi-siècle, et dont les bâtiments sont amortis depuis belle lurette !

De plus, l’abattoir ne rend pas service uniquement aux éleveurs et bouchers de la commune de Gedinne : il serait dès lors opportun d’appliquer le même principe que pour les infrastructures sportives, en pratiquant des tarifs différenciés entre les éleveurs et bouchers résidants sur la commune de Gedinne… et ceux des autres communes, qui profitent eux aussi de cette infrastructure, portée et soutenue par les deniers des citoyens gedinnois !  Cet argument alimente aussi notre proposition de créer un nouvel abattoir sur le ZAE, sous forme d’une intercommunale (ou structure équivalente), afin que les investissements autant que les frais de fonctionnement soient – dans un premier temps – portés par l’ensemble des communes qui en retirent – indirectement – profit !

Nous pensons que les 70-80.000€ injectés annuellement pourraient mieux servir la « communauté » gedinnoise, en soutenant tout autant les producteurs, éleveurs et « métiers de bouche » de la commune.  Par exemple, plutôt que d’augmenter le prix des repas scolaires sans en augmenter la qualité nutritionnelle et gustative, nous encourageons la commune à modifier – enfin ! – le cahier des charges des repas servis dans les cantines des écoles communales et autres institutions soutenues par la commune (Arpents Verts, Résidence Saint-Hubert,…), afin d’y intégrer les critères de « producteurs locaux » et bio, mais aussi les critères du « mieux manger » que nous défendons de longue date et proposons régulièrement à la majorité.

D’autres initiatives pourraient être initiées ou soutenues, qui permettraient le rayonnement des produits locaux et des artisans qui les produisent : viande et légumes, mais aussi produits laitiers, miel,… et même herbes aromatiques et autres tisanes !  Un « comptoir des produits locaux » pourrait par exemple voir le jour en marge du nouvel abattoir et de l’atelier de découpe, sur l’extension de la ZAE.

Questions d’actualité

Géraldine Godart (E&MC) a interpellé la commune pour savoir si elle avait envisagé un retour vers toutes les personnes qui se sont monopolisées pour la confection de masques lors de la première vague de Covid-19 au printemps dernier, compte-tenu que la commune avait reçu un subside pour couvrir les frais relatifs aux mesures sanitaires prises durant cette première période (nous avions déjà interpellé la commune à l’époque).  Il semble que la commune ait envoyé un courrier avec un petit cadeau à l’attention de toutes les personnes en question.

 

Conseil communal du 10 novembre 2020: attention à nos associations!

Conseil communal du 10 novembre 2020: attention à nos associations!

C’est une séance relativement classique du Conseil communal qui s’est tenue le mardi 10 novembre, à 19h cette fois pour être certain de bien respecter le couvre-feu, période Covid oblige.

Quelques premiers points auront traité de modifications de voirie (en fait, de régularisation par rapport à la situation existante), à Rienne et à Willerzie, ainsi qu’une emprise de 740 m2 par rétrécissement rue du Mouninai, à Gedinne, en vue de la pose de l’assise pour le futur atelier de découpe adossé à l’abattoir.  S’en seront suivi deux points relatifs aux eaux et forêts, qui concernaient la vente de bois marchand (qui s’est depuis déroulée le 12/11) et l’état de martelage actuel.  Rien à redire sur ces points, auxquels nous sommes particulièrement attentifs.

Les budgets des Fabriques d’Eglise auront ensuite été abordés : pour un petit souci relatif à des frais Sabam, ainsi qu’à un poste « travaux » pour l’une d’entre elles, la plupart de ces budgets auront été réformés : suite au prochain épisode, donc !

Les points qui ont suivi ont plus particulièrement retenu notre attention, vu les conséquences des décisions proposées sur les citoyens de notre commune.

La « taxe sur la collecte, le traitement et la mise en décharge des déchets ménagers et assimilés », d’abord.  Si nous pouvons nous réjouir que ces taxes n’augmenteront pas l’an prochain, il est malgré tout clair que le coût de ramassage des poubelles ménagères « classiques » a tendance à augmenter.  Pourquoi ?  Pour diverses raisons.  D’abord, le tri des déchets est de plus en plus respecté, et les poubelles « bleues » accueillent depuis peu une plus grande diversité de déchets que par le passé.  Les déchets verts ainsi que les papiers et cartons sont eux aussi séparés des déchets non-recyclables.  De tout cela, nous ne pouvons que nous réjouir, d’autant plus que ces déchets « recyclables » sont récoltés gratuitement.  Le souci reste que, actuellement, la fréquence de passage des camions poubelle reste constante, et que le coût vérité – ce que coûte finalement la récolte et la gestion des déchets – doit être répercuté, au final, sur les citoyens.  En Conseil communal, nous avons évoqué l’idée que les camions poubelle puissent passer moins souvent, avec pour conséquence directe une diminution du coût vérité, au moins en ce qui concerne la collecte des déchets.  Il semblerait que la majorité ait proposé la chose au BEP (Bureau Economique de la Province) lors de sa première législature (il y a 14 ans), et que la proposition ait reçu une réponse peu convaincante (c’est le moins que l’on puisse dire).  Si la question n’est pas simple à trancher, et que la solution à trouver relève d’un difficile équilibre entre coût vérité du ramassage et traitement des déchets, et… emplois (si les camions passent moins souvent… c’est aussi moins de travail pour le personnel qui s’occupe du ramassage des déchets !), il nous semble malgré tout intéressant de pousser la réflexion plus avant.  C’est dans ce sens que nous avons interpellé nos élus et représentants Ecolo au BEP Environnement (en charge de la récolte et du traitement des déchets sur la Province de Namur), afin qu’une réflexion puisse être entamée, qui offre une réponse satisfaisante à la question.  Nous vous tiendrons bien évidemment au courant du suivi de ce dossier.

Le point suivant « redevance sur la distribution de l’eau » nous interpelle lui aussi.  Les communes sont tenues de répercuter sur la facture d’eau des citoyens les coûts-vérité de la distribution de l’eau (CVD) et son assainissement (CVA), ainsi que le fonds social de l’eau (FSE) et bien évidemment la TVA (6 %).  Le coût pour le citoyen est par ailleurs proportionnel à sa consommation (jusqu’à 30 m3 par an il bénéficie d’un tarif plus « démocratique ») : l’économie d’eau est donc « récompensée » (même si la consommation des « professionnels », tels que nos agriculteurs, bénéficie aussi d’une petite réduction).  Quoi qu’en dise la majorité, nous pensons qu’il reste malgré tout intéressant de réduire sa consommation, et nous continuons de penser utile d’encourager les citoyens (comme les gros consommateurs d’eau, d’ailleurs) à mettre en œuvre des solutions d’économie dans leur consommation d’eau « potable ».  En effet, la majorité de l’eau que nous consommons sert à nos chasses d’eau ( !), à nous laver, à nettoyer nos vêtements et notre vaisselle… et parfois nos voitures, trottoirs, terrasses…  Pour toutes ces fonctions, nul besoin d’utiliser de l’eau potable !  Au-delà de l’économie d’eau, l’utilisation de l’eau de pluie devrait être encouragée et soutenue, entre autres par la commune (nous avons régulièrement proposé une « prime communale » à l’installation de citernes d’eau de pluie).  Nous oublions aussi parfois que la récupération des eaux de pluie a d’autres bénéfices que l’économie d’eau potable dans la consommation des ménages (et autres consommateurs « professionnels ») : d’une part, elle réduit la quantité d’eau « propre » que nous envoyons dans les stations d’épuration (ce qui pose souci dans la gestion des eaux usées, souvent en trop grande quantité et trop « liquides »), et surtout, elle permet de diminuer – ou retarder – les écoulements d’eau de pluie qui font grossir et déborder les avaloirs, suivi des ruisseaux et rivières ; avec les risques d’inondations et dégâts que l’on connaît.  Avec l’augmentation du bâti et des surfaces « bétonnées », notre commune est de moins en moins à l’abri de ces incidents… d’autant plus que les modifications climatiques ont pour conséquences des pluies plus importantes et violentes dans nos contrées.  L’économie ne serait donc pas uniquement financière et « à court terme », comme le pense à tort la majorité, mais avec des répercutions bénéfiques ; économiques, écologiques et sociétales, bien plus larges et à long terme.

Vous n’êtes pas sans savoir que nous portons une attention particulière à la vivacité de nos associations (culturelles, sportives, jeunesses,…), ainsi qu’à leur « bonne santé » : notre commune est riche de leur diversité et vivacité.  Les « subsides aux associations locales » est donc un point auquel nous sommes aussi très attentifs, surtout après l’augmentation des tarifs de location des salles et infrastructures de notre commune, décidées lors d’un Conseil communal précédent (cet été).  Nous avons d’ailleurs reçu des courriers de certaines associations pour lesquelles cette augmentation soudaine et importante a mis à mal leur équilibre financier.  La bonne nouvelle, c’est qu’une « objectivation » des subsides aux associations, réclamée de longue date, est enfin advenue.  Nous comprenons que certaines associations s’en plaindront – celle qui ont vu leur subside diminuer -, mais nous estimons que l’équilibre proposé est relativement juste, et traite – enfin – toutes les associations de la commune de manière plus transparente et cohérente.

Nous avons du coup abordé la question de l’augmentation des tarifs des salles et infrastructures en réunion de la RCA (Régie Communale Autonome), organe qui gère maintenant les infrastructures sportives de la commune.  Si les nouveaux tarifs demandés sont un « rattrapage tardif » (les tarifs n’avaient pas été augmentés ni indexés depuis… 2002 !) et correspondent à ceux pratiqués dans les communes voisines, l’augmentation soudaine et importante (parfois plus d’un doublement du tarif précédemment pratiqué, pour ceux qui bénéficiaient d’un forfait annuel) tombait aussi au pire moment.  En « deuxième saison » de la crise de la Covid-19, les finances de nos associations sont mal en point : en effet, leur activité est fortement réduite depuis des mois, et aucune manifestation annexe – souper, bal,… – n’a pu être organisée, pour compléter leur trésorerie.

Comme souvent, notre position se veut responsable et constructive.  Conscients de la situation des associations, mais aussi des finances problématiques de la commune, nous avons proposé de « couper la poire en deux ».  D’une part, en revenant pour une durée significative à une augmentation raisonnable – compte-tenu de la conjoncture – des tarifs pratiqués, tout en gardant le principe de « forfait » pour les associations qui le désirent.  Par ailleurs, en envisageant un « rattrapage » progressif des tarifs, par la suite : en effet, la commune continuera d’assumer une part importante du « coût vérité » du fonctionnement des salles et infrastructures, mais il n’est pas viable que cette part dépasse la moitié du coût vérité (c’est d’ailleurs la proportion pratiquée dans les communes avoisinantes).  Il est à noter que la RCA consentira aussi à des investissements structurels dans les infrastructures, afin d’offrir un meilleur accueil aux utilisateurs et visiteurs, mais aussi en vue d’économies d’échelle, inscrites dans le long terme (isolation, éclairage économique,…).  Nous estimons que les décisions prises en RCA, en bonne intelligence entre tous les groupes politiques présents, sont raisonnables et responsables, et permettent d’envisager l’avenir avec plus de sérénité.

N’hésitez jamais à nous contacter pour nous faire part de vos préoccupations, nous sommes à votre disposition.

N’oubliez pas que le Conseil communal est ouvert au public, et que les citoyens y sont bienvenus.

 

Conseil communal du 1er octobre 2020: Comme un soir d’automne…

Conseil communal du 1er octobre 2020: Comme un soir d’automne…

Le Conseil communal a débuté par l’approbation – à l’unanimité – du Pan de pilotage de l’Ecole communale fondamentale organisée en cinq implantations. Après une analyse des forces et faiblesses actuelles des écoles, ce Plan de pilotage décrit les actions prioritaires qui seront menées pour améliorer la situation, en collaboration avec les différents acteurs de l’école : enseignants, parents et enfants. L’échéance fixée est l’année 2025-2026. Et parmi les actions choisies, on notera l’amélioration des résultats en français, le travail de remédiation ou encore l’amélioration du « vivre ensemble ».

D’autres points ont été votés à l’unanimité : le contrat de gestion d’un logement communal (ancienne poste de Rienne) par l’Agence Immobilière Sociale, un délai pour exercer l’autorité de tutelle sur les budgets 2021 des 12 fabriques d’église de l’entité, et la réfection du chemin de la Malcampée à Louette-St-Pierre.

Une modification budgétaire a été votée à 10 voix pour et 5 abstentions (dont les deux conseillers d’Ecolo & Mobilisation Citoyenne).

Le dernier point à l’ordre du jour, la vente de trois terrains à bâtir communaux à Patignies et d’un à Louette Saint-Pierre, a été approuvé par la majorité tandis que toute l’opposition s’est abstenue. Pourquoi ? Plusieurs questions et arguments ont été avancés par les uns et les autres autour de ce dossier : une servitude, la localisation des terrains, la vente du patrimoine communal, ou encore la concentration des zones d’habitat. A ce sujet, nous avons rappelé qu’il nous semblait important de concentrer l’habitat dans le cœur des villages, pour préserver les terres (agricoles ou non) et la percolation des eaux de pluie. Une trop grande « imperméabilisation » des sols risque de créer d’autres dégâts en cas de fortes pluies, et représente également une charge pour la commune qui doit aménager et entretenir de nouvelles voiries. Cette vigilance n’enlève en rien la volonté que nous avons exprimée régulièrement de permettre aux jeunes de notre commune de pouvoir s’y installer durablement. Nous misons aussi sur la possibilité de rénover d’anciennes maisons, encore nombreuses, et éviter qu’elles ne deviennent toutes des secondes résidences…

Quelques questions d’actualité posées par la minorité ont clôturé cette séance :

  • Concernant le Village de Vacances de Vencimont, on attend le rapport du BEP, mais il n’y a pas d’acquéreur à ce stade. Une réunion de la commission est demandée.
  • CCATM : il arrive régulièrement que certains points passent en Conseil communal sans passer en CCATM alors qu’ils y trouveraient leur place et pourraient être débattus avec les citoyens, comme par exemple les récents aménagements dans Louette Saint-Pierre. Nous interpellons régulièrement la majorité pour que la CCATM – organe de consultation citoyenne – se réunisse plus souvent, d’autant que les projets à discuter ne manquent pas !
  • Les aménagements et l’entretien des entrées de village posent pas mal de questions, le contenu des ilots n’a pas encore été choisi. Nous avons par exemple proposé qu’un des aménagement soit déplacé, pour qu’il soit plus en adéquation avec la réalité du bâti et des accès agricoles dans ce périmètre. A suivre…

Nous avons relayé la préoccupation de certains propriétaires de gîtes qui ont reçu la notification de paiement de la taxe communale. A la question d’une éventuelle ristourne au prorata des mois inoccupés pendant le confinement, le bourgmestre a botté en touche, estimant que les gîtes avaient été occupés quand-même et que l’été avait permis aux propriétaires de renflouer leur caisse puisque les occupations ont été très bonnes ! Cette réponse nous semble assez simpliste, et même si pour nombre de propriétaires, cette taxe ne posera pas de problème financier, il en est quand-même quelques-uns pour qui cet apport est indispensable. Nous les renverrons directement vers le Collège communal, qui statuera sur chaque demande individuellement.

Enfin, l’actualité a aussi été provinciale ces dernières semaines, puisque l’on a appris une réforme assez importante des services provinciaux namurois. Nous avons demandé s’il y avait un impact sur la commune, notamment pour le Campus installé au Lycée, mais rien n’est à signaler pour l’instant.

Ainsi s’est achevée cette première soirée d’octobre, sous un ciel d’automne dans nos rurales contrées 😉

Merci au public, clairsemé mais néanmoins présent, qui assiste à ces séances mensuelles du Conseil communal. Si le cœur vous en dit, il reste de la place !

 

Conseil communal de « rentrée » du mercredi 26 août 2020 : le choc des budgets !

Conseil communal de « rentrée » du mercredi 26 août 2020 : le choc des budgets !

Dans ce Conseil communal de « rentrée » relativement classique de la gestion communale, deux points auront principalement attiré notre attention, qui témoignent chacun d’une gestion particulière des deniers communaux : le budget alloué à la rénovation de la maison communale et l’augmentation du prix des repas scolaires des écoles de l’entité.

Le Conseil communal aura commencé par une minute de silence en l’honneur d’Yves Léonard, ouvrier communal – fontainier – et chef du poste de secours à la zone DiNaPhi, décédé quelques jours plus tôt.  La disparition de cet homme de qualité, professionnel, sérieux, réfléchi, soucieux du travail bien fait ; nous attriste particulièrement.  Comme chaque citoyen gedinnois, nous avons toujours pu compter sur lui pour un avis, un éclaircissement, une explication sur le réseau de distribution d’eau de la commune autant que sur les questions de « secours » et la zone DiNaPhi.  Au-delà de l’homme que nous estimions tous, c’est une mémoire, une connaissance du territoire qui s’en va.  Il nous manquera et nous y penserons souvent.  Nous répétons ici l’expression de nos sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

La suite du Conseil communal a vu défiler quelques communications d’usage suivies de « l’état des lieux » des comptes et budgets des différentes fabriques d’église de la commune, toujours dans l’esprit d’un assainissement de celles-ci et d’une « normalisation » de leur fonctionnement.

S’en sont suivi quelques points relatifs aux cahiers des charges de travaux à venir, à Rienne (aménagement et réfections des rue Croix du Hêtre et Léon Demars, ainsi que de la liaison Rienne-Vencimont) et Gedinne (aménagement d’un piétonnier rue de la Morie, ruelle Delporet et Grand Place – Parvis de l’église).  Ces derniers travaux du côté du hall sportif et de la caserne des pompiers ont soulevé quelques questions de l’opposition quant à la circulation, le choix des matériaux utilisés, l’entretien, l’écoulement et la percolation des eaux…

D’autres points auront été abordés relatifs à la « gestion quotidienne » de la commune, comme les marchés de fournitures en vue de l’acquisition d’une mini-pelle et le remplacement de deux véhicules pour le service de voirie, la première modification budgéraire du budget du CPAS ou une convention avec la Province de Namur relative à l’ASBL Groupement d’Informations Géographiques (GIG).

Deux points auront particulièrement attiré notre attention, qui nous semblent significatifs de la gestion budgétaire de la majorité communale : le cahier des charges du marché de travaux concernant l’agrandissement et la rénovation de la maison communale d’une part, et l’augmentation significative des prix des repas scolaires dans les écoles de l’entité, par ailleurs.

En cette période de « stress budgétaire » – en écho au « stress hydrique » dont souffrent nos forêts depuis plusieurs saisons… avec les retombées négatives, déjà maintes fois évoquées, sur les finances communales – la majorité a donc décidé d’un agrandissement et rénovation de la maison communale pour un budget de 1.034.277,50 € ( !)… mais aussi d’une augmentation non négligeable du prix des repas (et de la soupe) scolaires dans les écoles de Gedinne.

Dans quel contexte la majorité prend-elle ces décisions, quelque peu contradictoires ?

Comme nous l’avons expliqué dans notre précédent compte-rendu du Conseil communal du 1er juillet (toujours disponible en ligne, sur notre site : https://gedinne.ecolo.be/2020/07/08/conseil-communal-du-1er-juillet-2020-un-budget-a-la-hauteur/) qui évoquait la présentation des comptes 2019 pour notre commune, la situation budgétaire de la commune est alarmante, et ce depuis 3 ans déjà.  Effectivement, l’évolution de tous les paramètres budgétaires témoigne d’un perpétuel tassement des moyens disponibles, et cela bien avant que les dégâts occasionnés par les scolytes à notre forêt ne se fassent sentir dans les finances communales, ni que la période Covid-19 ne soit intervenue !  Si plusieurs taxes et redevances ont été augmentées lors de l’élaboration du budget 2020, cela ne suffira pas à rééquilibrer les finances communales : c’est bien d’une modification structurelle dont la commune a besoin, pour se rediriger vers une gestion saine et pérenne des deniers publics.  La majorité semble malheureusement sourde à nos interpellations, et n’envisage nullement de redresser la barre, ce qui ne manque pas de nous inquiéter.  Au contraire, que décide la majorité ? Réaliser l’extension et la rénovation de la maison communale pour un budget prohibitif de plus d’un million d’euros !

Entendons-nous bien : nous partageons totalement le constat de la nécessité de rénover et agrandir la maison communale.  Les services sont à l’étroit dans le bâtiment actuel, l’accueil du public – dont les personnes les moins mobiles – n’est plus adéquat, le bâtiment ne répond pas aux normes d’isolation thermique…  En résumé, un « rafraîchissement » du bâtiment ainsi qu’une extension de celui-ci sont bienvenus !  Mais faut-il pour autant y consacrer un tel budget, surtout en cette période de vaches maigres ?!?  Une telle débauche des moyens publics est une insulte, une gifle aux nombreux Gedinnois qui peinent à boucler leurs fins de mois, surtout en cette période de Covid-19 qui n’a pas fini de faire des dégâts auprès de nombre de citoyens, indépendants, entrepreneurs, commerçants, allocataires sociaux, étudiants… ; de tous âges et de toutes conditions !?!

Par contre, en réponse aux difficultés rencontrées par les familles en cette période de rentrée scolaire – entre budget des fournitures scolaires et « stress » lié à la présence du Covid-19 -, la majorité ne propose rien de mieux que… l’augmentation des tarifs des repas scolaires dans les écoles !  Concrètement, le prix des repas passe de 3€ à 5€ (augmentation de quasi 70%), et le prix du bol de soupe va doubler pour passer de 50 cents à 1€.  La participation communale par repas diminue… mais elle se fera par contre des bénéfices sur la vente de la soupe, dorénavant !  Si nous comprenons qu’une augmentation du prix des repas soit nécessaire, surtout au regard des finances communales et d’un prix resté le même depuis 2008 ; nous estimons que cette augmentation des tarifs des repas est beaucoup trop importante « en une fois », et que le moment est particulièrement mal choisi !

En effet, nous avons proposé en mai une série de mesures afin de soutenir les citoyens, commerçants, indépendants et autres entrepreneurs touchés de plein fouet par la crise Covid-19 : mesures fiscales, à travers la réduction d’une série de taxes et redevances, mais aussi mesures « pratiques » pour faciliter la vie des citoyens gedinnois, les soutenir dans leurs efforts pour traverser la crise (https://gedinne.ecolo.be/2020/05/17/etudiants-tourisme-et-horeca-propositions-daccompagnement-par-la-commune-de-gedinne-dans-le-cadre-du-covid-19/).  Aucune de ces mesures n’a été entendue par la majorité en place, et les débats qui s’en sont suivi aux Conseils communaux de juin – ou nous avions proposé la mise sur pieds d’un Groupe de Travail « Covid-19 » – auront témoigné du peu d’intérêt et de bienveillance que la majorité envisage envers les citoyens gedinnois !

L’esprit de nos propositions est bien de soutenir la population gedinnoise en cette période difficile, pas de lui imposer de nouvelles charges et difficultés !

Alors que nous défendons depuis plusieurs années une refonte du cahier des charges des repas scolaires en vue d’y ajouter des critères de proximité (producteurs « locaux », dans un périmètre « raisonnable » de Gedinne) et de bio (quand c’est possible), que nous proposons un jour sans protéines animales, l’introduction des épices et herbes aromatiques (afin d’éveiller la curiosité gustative des enfants),… – propositions refusées plusieurs fois par la majorité – nous  pensons en fait que la commune désirerait voir disparaître ce service des repas, à terme…

Vous le savez, notre attitude est responsable au sein du Conseil communal.  Nous savons reconnaître et nous associer aux bonnes pratiques, aux propositions valides et cohérentes… même quand il s’agit de décisions difficiles pour un groupe politique dans l’opposition : il serait parfois plus facile de s’opposer ou de s’abstenir sur certains points, de fuir nos responsabilités d’élus.  Ce n’est pas notre manière d’agir : nous voulons être constructifs, amener des propositions, participer au débat de manière pondérée et respectueuse.

Mais il faut avouer que nous avons du mal à comprendre la logique de la gestion communale, et surtout la manière qu’a la majorité, depuis longtemps déjà, de gérer les finances communales.  La politique d’acquisition, de construction, de transformation du bâti… est loin d’être raisonnable, et engage la commune – et ses citoyens – dans des frais sans cesse plus importants, pour de longues périodes (remboursement des prêts, gestion et entretien des infrastructures,…).  En regard de ces dépenses importantes, les services aux citoyens – déjà modestes au regard de ce qui devrait être proposé dans notre commune rurale – ne cessent de s’affaiblir, ou de leur coûter de plus en plus cher.

Ce n’est vraiment pas la politique que nous défendons : nous pensons au contraire que les citoyens, dans leur ensemble, doivent être au centre des préoccupations de la politique communale.

Conseil Communal du 1er juillet 2020 : un budget à la hauteur ?

Conseil Communal du 1er juillet 2020 : un budget à la hauteur ?

Face à une situation financière interpellante, la majorité propose un budget qui ne prend pas la mesure des différentes crises.

Le mois de juillet aura donc commencé pour les élus communaux par un Conseil communal avec 10 points à l’ordre du jour, dont 2 conséquents : les Comptes 2019 et la 1ère Modification Budgétaire 2020.
Au fil des éditions, les Comptes sont accompagnés d’une Synthèse analytique, qui reprenait cette année en 34 pages une analyse très complète de la situation communale depuis 2016, sous forme de tableaux et autres graphiques. Alors que les comptes – et encore plus un budget – peuvent parfois être une traduction « politique » de la situation économique d’une commune, et parfois s’apparenter à un minutieux travail de « tuyauterie » ; les documents, tableaux et graphiques ici proposés sont une froide analyse chiffrée de l’évolution budgétaire de la politique communale, mise en perspective sur les 4 derniers exercices (nous invitons d’ailleurs les plus intéressés et curieux d’entre vous à consulter cette Synthèse analytique des comptes 2019 : elle est extrêmement instructive).
Que nous raconte l’analyse de ce document ? En quoi nous informe-t-elle de la situation et de la gestion communale, mise en perspective sur les 4 dernières années ? Elle confirme plusieurs choses que nous expliquons depuis déjà longtemps, bien avant que nous soyons élus, mais déjà bien présents en Conseil communal comme spectateurs.
1) Notre commune est gérée sans vision à long terme : les chiffres le démontrent à foison. Aucun enseignement n’est tiré du passé, et aucune « projection » sur l’avenir n’est anticipée. Les dossiers et secteurs qui nécessiteraient une vison à long terme ne manquent pourtant pas dans notre commune : cela va de la gestion de la forêt (un « cycle » forestier est idéalement de 50-150 ans pour les épicéas – minimum 30 ans – et de 120-180 ans pour les feuillus) à la gestion du parc immobilier (dont les acquisitions récentes : lycée, poste,… mais aussi les infrastructures sportives… dont le bassin didactique, pour lequel le citoyen gedinnois « paie » depuis un moment déjà… et qui n’est toujours pas en activité !), en passant évidemment par les voiries, les ressources, la distribution de l’eau, etc.
2) La situation économique de notre commune est alarmante… depuis plusieurs années ! Il n’aura donc pas fallu attendre l’invasion des scolytes dans le parc forestier communal (et privé, bien évidemment) ou la crise du Covid-19 pour que la gestion budgétaire de la commune soit mise à mal ! Si la « tuyauterie » budgétaire dont nous parlions précédemment permet de « masquer » le déficit communal (entre autres à grands renforts d’utilisation des Fonds de réserve), la froide analyse des chiffres des Comptes montre pourtant bien la lente, progressive et continue diminution des marges disponibles. Un signe nous alerte depuis longtemps : l’augmentation systématique du montant du budget, année après année. Si l’on pourrait croire que cette augmentation traduit une augmentation des ressources (recettes) disponibles pour la commune, elle traduit bien au contraire une augmentation des dépenses de celle-ci !
La commune continue d’avoir un « train de vie » au-dessus de ses moyens, et la majorité engage même régulièrement celle-ci dans une augmentation de ses frais structurels à long terme. Si les acquisitions et investissements de la précédente législature ont parfois eu pour but d’augmenter les services à la population – ce dont nous pourrions plutôt nous réjouir -, elles engagent néanmoins durablement la commune dans une augmentation de ses frais fixes de gestion courante. A plusieurs reprises, nous avons proposé des aménagements « rentables » des infrastructures acquises par la commune. Nos projets de transformation de l’ancien lycée ou plus récemment de la gare comportaient chaque fois un volet « activité économique ». Ils proposaient la mise en place de structures et d’outils qui répondaient à une nécessité ou une opportunité territoriale, par exemple, le développement au lycée d’un espace polyvalent pouvant : organiser un marché des producteurs locaux toute l’année ; permettre l’accueil de groupes – type « team building -, de modules de formation, d’évènements exceptionnels – foires, exposition, conférence… ; permettre aussi le développement d’une – ou plusieurs – activités économiques, producteurs – à long terme – d’une augmentation de richesse pour la commune.
3) Notre soutien à l’extension de la ZAE va évidemment dans le même sens. C’est malheureusement le chemin inverse dans lequel ne cesse de s’enliser la majorité communale, avec des conséquences qui s’annoncent inquiétantes pour l’avenir (si le bassin didactique « traîne » à démarrer… ce n’est pas uniquement pour des questions de retard de chantier : son fonctionnement produira à son tour une charge difficilement supportable pour notre modeste commune. Si l’intention est louable – offrir à nos enfants une infrastructure de proximité pour leur apprendre à nager -, aucun business plan n’a jamais été élaboré afin d’anticiper la charge récurrente de la gestion d’une telle infrastructure pour notre commune et ses habitants).

Ce qui ne nous rassure aucunement, c’est que la majorité – bourgmestre en tête – ne fait aucun cas de la Synthèse analytique qui accompagne les Comptes, alors qu’elle est source d’enseignement sur la politique menée les dernières années (le document ne remonte « malheureusement » que jusqu’à 2016), et qu’elle est un bon indicateur des mesures à prendre pour redresser la barre vers l’avenir ! Mais l’avenir, justement, c’est une chose que la majorité a toujours eu du mal à envisager… même si « gouverner c’est prévoir », ce que nous ne cessons de répéter depuis bientôt 10 ans !

En ce qui concerne la 1ère Modification Budgétaire de 2020, la situation n’est pas moins alarmante, qu’il s’agisse du budget ordinaire (qui recouvre, en gros, le fonctionnement quotidien de la commune) ou du budget extraordinaire (en résumé : l’évolution « patrimoniale » de la commune). Quelle est l’utilité d’une modification budgétaire ? Principalement, de « resynchroniser » le budget (traditionnellement présenté en décembre pour l’année qui suit) avec l’évolution et la réalité « effective » du fonctionnement de la commune. S’il est en général nécessaire d’effectuer 1 voire 2 modifications budgétaires en cours d’exercice, notre commune a tendance à en effectuer – parfois – plusieurs au cours de l’année… ce qui n’est pas toujours une bonne nouvelle… et témoigne souvent de son manque d’anticipation dans le budget initial… ou d’une volonté de « cacher » ou « retarder » certaines charges, afin de les « dévoiler » en cours d’année (typiquement une sous-estimation de la perte liée à la vente de bois suite à l’invasion de scolytes, ou les charges liées à l’ouverture du bassin didactique, systématiquement postposée). Mais la modification budgétaire est un outil nécessaire, entre autres pour mettre au budget certaines dépenses – et recettes -… au moment où elles interviennent réellement (ou en tout cas au moment où celles-ci sont « engagées », et ont une conséquence sur le budget de la commune).
Si la modification budgétaire à l’ordinaire semblait cette fois totalement justifiée et raisonnable (elle tient entre autres comptes des premières conséquences de la période Covid-19), elle n’anticipe malheureusement pas encore – suffisamment – la « courbe rentrante » qu’il est grand temps d’envisager. En effet, comme expliqué précédemment, notre commune vit au-dessus de ses moyens, depuis plusieurs années déjà. Deux solutions à cela : augmenter les recettes… ou diminuer les charges ! Nous serions prioritairement pour que la commune augmente ses recettes ! S’il était évidemment impossible de prévoir l’apparition du Covid-19, l’épisode des scolytes et les autres dégâts récurrents dont souffrent nos forêts ne sont pas totalement indépendants des choix de sa gestion (nous défendons de longue date une gestion plus « résiliente » et diversifiée de nos forêts, afin que chablis, parasites et autres stress climatiques ne provoquent plus autant de dégâts à l’avenir, afin que le budget communal soit moins « fragilisé » et dépendant de ces événements). Nous encourageons la commune à diriger une part de ses investissements vers des infrastructures et aménagements à même d’accueillir et développer l’activité économique, avec pour conséquence d’augmenter – à long terme – ses recettes.
Comme notre commune n’a pas augmenté ses sources de recettes, que celles-ci sont au contraire en nette diminution (de l’ordre de 550.000 €), il est malheureusement nécessaire d’envisager une réduction de ses charges… surtout en anticipant l’année qui nous attend, durant laquelle les conséquence du Covid-19 se feront sentir, possiblement par une augmentation des transferts (entre autres vers le CPAS) et une diminution des revenus (taxes et redevances)… sans compter les conséquences des scolytes qui n’auront pas encore fini de produire leurs effets dévastateurs ! Il nous aurait semblé responsable de déjà anticiper l’année 2021 à venir, donc, dans cette modification budgétaire à l’ordinaire ; ce qui n’est malheureusement pas le cas.

La modification budgétaire à l’extraordinaire fait par contre passer le budget à l’extraordinaire de 4.142.468,29 € à 5.997.022,27 € ! Si une part de cette importante augmentation est justifiée par la « mise en route » de chantiers prévus parfois de longue date, un dossier nous met particulièrement mal à l’aise : celui de l’extension et modernisation de la maison communale. Si le montant d’un million déjà précédemment annoncé nous semblait pharaonique, celui-ci subit une majoration de 10% pour passer à 1.100.000 € dans la modification budgétaire !
Entendons-nous bien : nous sommes les fervents défenseurs du principe de « service à la population », et avons le plus grand respect pour le travail effectué par notre personnel communal, dans son ensemble. Nous sommes par ailleurs bien conscients que les infrastructures communales ont besoin d’être modernisées et adaptées aux nécessités de leur fonctionnement et de l’accueil de la population, ce qui passe probablement par une extension de l’actuelle maison communale. Mais c’est bien le montant alloué à cette modernisation qui nous semble démesuré, et franchement indécent !
Nous n’avons cessé de le démontrer dans ce compte rendu : d’une part la situation financière de notre commune est alarmante, et par ailleurs l’année en cours et celles à venir annoncent déjà leurs lots de déconfitures ! La population dans son ensemble – et a fortiori les secteurs d’activité touchés par la période Covid-19, dont nous ne connaissons pas encore l’évolution pour les mois à venir – va avoir besoin de soutien, d’encouragement, de réconfort… ce qui nécessitera des interventions de la commune, structurelles mais aussi probablement financières. Des taux d’intérêt historiquement bas ne suffisent pas à excuser le montant inexplicable qui sera investi dans cette modernisation de la maison communale, d’autant plus que la capacité d’emprunt de la commune diminue année après année et que la charge des emprunts, elle, ne cesse d’augmenter.

Quand nous interpellions la majorité communale – à plusieurs reprises depuis bientôt deux ans – sur les effets des scolytes sur le budget communal, nous avions souvent le sentiment d’être face à des lapins pris dans les phares d’une voiture, paralysés par ceux-ci… Ici c’est l’inverse, nous avons l’impression que la majorité se trouve au volant du bolide qui fonce, à tombeau ouvert, pour prochainement se fracasser sur le mur… ou écraser les lapins, qui sait ?!?

En guise de conclusion aux débats sur les points relatifs aux comptes et budgets, le bourgmestre nous a demandé de lui indiquer comment et sur quels postes intervenir pour juguler l’hémorragie budgétaire. Chiche, Monsieur le Bourgmestre : nous sommes à votre entière disposition pour discuter ensemble, de manière adulte et responsable, de la mise sur pied du budget 2021. Quand organisez-vous une commission budget afin que nous nous mettions tous autour de la table : votre date sera la nôtre !

Quelques autres points à l’ordre du jour

D’autres points ont été abordés lors de ce Conseil communal, dont les Comptes 2019 du CPAS. Après une explication très claire de la part de la Présidente, les comptes ont fait l’objet d’une approbation à l’unanimité.

Le cahier des charges pour les travaux de transformation du bâtiment abritant pour l’instant la Maison de l’Emploi a été approuvé également à l’unanimité. Ce bâtiment sera aménagé pour offrir plusieurs classes et locaux supplémentaires pour l’école communale adjacente. Un « bol d’air » pour cette structure, souvent à l’étroit dans les locaux actuels.

Quelques questions d’actualité ont clôturé cette séance. Il semble que l’appel d’offres pour la réhabilitation du Village de Vacances de Vencimont n’ait rencontré qu’un faible intérêt. La commune est en contact avec le BEP – chargé du suivi de ce dossier – pour une analyse de la situation.

Nous avons réinterrogé le bourgmestre sur l’opportunité de réunir une commission communale pour aborder les besoins – et pistes d’aides – liés aux conséquences du Covid-19 pour les habitants et indépendants de la commune ; mais notre requête a été – une fois de plus – balayée d’un revers de la main. Il semblerait qu’aucune demande ne soit remontée jusqu’aux oreilles du bourgmestre, donc la majorité estime inutile de se pencher sur le sujet ! Dont acte.
Ces deux derniers Conseils communaux, faisant suite à la crise du Covid-19, nous ont une fois de plus démontré que la majorité n’avait que faire de nos propositions, aussi constructives et au service de la population soient-elles. Nous poursuivrons malgré tout notre travail d’opposition constructive, qui fait la marque de fabrique des Ecolos. Dans certaines communes, la majorité est conciliante et tient compte de notre créativité, et dans d’autres… beaucoup moins 😉