Conseil communal du 31 mars 2021: encore un projet non concerté !

Conseil communal du 31 mars 2021: encore un projet non concerté !

Si ce Conseil communal de printemps n’était pas trop chargé, au moins un point aura eu l’occasion de bien fort nous ÉNERVER !

En effet, la majorité annonçait en séance – les documents préparatoires étaient tout sauf clairs sur le ce point (et le PV de Collège y relatif n’était pas plus riche d’informations) – que finalement, administration communale et CPAS allaient emménager à l’ancien Lycée d’état, sur le site de la Croisette !  Le ton était quelque peu désinvolte… mais cachait difficilement une certaine « gêne ».

En effet : le point « rénovation et agrandissement de la maison communale » est régulièrement apparu à l’ordre du jour des Conseils communaux de 2020 et début 2021.  La saga a d’ailleurs rebondit à plusieurs reprises, pour présenter le projet, puis en augmenter le montant des travaux, puis en voter le budget… tout cela en évitant d’organiser une réunion de la CCATM (Commission Consultative de l’Aménagement du Territoire et de la Mobilité), dont c’est pourtant la raison d’être.  Impasse faite sur le débat citoyen, c’est donc – uniquement – en Collège que la chose s’est discutée, pour systématiquement nous mettre devant le fait accompli en Conseil communal.

Si nous sommes bien conscients qu’il est nécessaire de moderniser l’outil, le projet de rénovation et d’extension de la maison communale nous a toujours paru hors de prix pour notre modeste commune de Gedinne (du côté des 1.100.000 € aux dernières nouvelles).  Alors qu’aucune entreprise n’a répondu à l’appel d’offre pour ce chantier pharaonique, des « consultations » ont permis de faire apparaitre que le montant envisagé… n’était pas encore suffisant au regard du projet envisagé !

La commune a donc fini par entendre raison, et enfin se ranger derrière l’idée de rassembler les administrations communales en un « pôle » communal dans l’ancien Lycée.

Mais alors, pourquoi tout cela nous énerve-t-il tant ?!? Pour plusieurs raisons que voici :

  • Voilà bien longtemps que l’idée de rassembler les administrations communales au Lycée a été évoquée. Très vite après l’acquisition de celui-ci, en fait, par nous (qui n’étions pas encore élus, mais déjà bien présents et concernés) comme par d’autres.  La majorité a alors repoussé l’idée d’un revers de la main, et n’a entendu ni ce projet ni d’autres (comme l’autre projet ambitieux d’aménagement du Lycée que nous avons proposé ensuite, qui comprenait une infrastructure polyvalente, qui soit – entre autres – un acteur du développement économique et associatif de notre commune).  A l’inverse, l’aménagement de l’ancien Lycée a pris du temps pour se mettre en route, et n’a surtout pas été pensé, élaboré, débattu.  Le résultat est un méli-mélo d’aménagements, sans vue d’ensemble, sans économie d’échelle… et qui va maintenant encore être modifié pour pouvoir accueillir les deux administrations communales… dans une surface qui s’avèrera probablement trop étriquée pour répondre aux besoins et attentes !
  • La réalisation des – différentes versions de – plans de la rénovation et de l’agrandissement de la maison communale ont nécessité le travail d’un.e architecte. Il en a été de même pour les travaux entrepris au Lycée.  Il sera à nouveau nécessaire d’engager un.e architecte pour la réaffectation de l’actuelle maison communale et du CPAS, si la commune décide d’en rester propriétaire.  Si l’ensemble du projet avait été pensé dès le début, et de manière intégrée et structurée, des économies d’échelle auraient pu être faites, tant dans le travail du.des architectes (en confiant l’ensemble de la rénovation et réaffectation à un seul « bureau », par exemple) que dans les travaux nécessaires à l’aménagement et la réaffectation des différents lieux.  Dans le cas qui nous occupe, au minimum le montant payé à l’architecte qui a fait les travaux de rénovation et agrandissement de la maison communale est… perdu !  Juste pour vous donner une idée : les tarifs d’architecte varient entre 7% pour un bâtiment neuf et 15% pour une réhabilitation/rénovation d’un bâtiment existant : sur un budget de 1.100.000 €, nous parlons donc d’un montant devant se situer entre 70.000 et 150.000 €, en gros…  (Nous avons demandé à la commune le montant exact qui a été payé… mais n’avons jusqu’ici pas obtenu de réponse : le bourgmestre parle dans l’interview de MAtélé d’un montant négocié avec l’architecte de 47.000€… mais ce chiffre semble farfelu, puisque le calcul définitif n’a toujours pas été réalisé par le service concerné de l’administration communale !*).  Finalement, l’ensemble du « déménagement » de la maison communale et du CPAS seront mis dans les mains de l’INASEP qui sera payée 84.528 €, pour un budget actuellement pré-estimé de 968.000 € de travaux.
  • …Et tant qu’à payer un.e architecte, les travaux sur le site du Lycée auraient pu faire l’objet d’un vrai projet architectural et urbanistique global, concerté en CCATM et intégrant les différentes fonctions du site.
  • Quid de la réaffectation de l’actuelle maison communale et du CPAS ? A ce jour, la majorité n’a aucune idée de ce qu’elle va faire de ces bâtiments : les garder, les revendre…  Encore une fois, si le projet avait été pensé dans sa globalité, les logements sociaux en cours de travaux dans les bâtiments de l’ancien Lycée auraient pu être aménagés dans ces deux bâtiments, avec plusieurs avantages :
      1. Ces logements auraient été « intégrés » à la vie communale : on sait combien le fait de « ghettoïser » les logements sociaux est dommageable à la bonne intégration des familles qui y sont accueillies ;
      2. Des économies d’échelle auraient pu être effectuées (comme déjà expliqué précédemment), sur les frais d’architecte comme sur les travaux de réaffectation ;
      3. Des économies de fonctionnement auraient aussi pu bénéficier à ces logements, puisque ces bâtiments sont reliés au réseau de chaleur de la commune, ce qui n’est pas le cas du bâtiment du Lycée.

Quel gâchis, quel gaspillage d’argent et d’énergie, quel temps perdu, quel déni démocratique ; quelle incapacité à gérer la commune « en bon père de famille », en associant dans la réflexion les forces vives et les avis éclairés !  Quelle arrogance enfin, à toujours tout mieux savoir que tout le monde, à systématiquement balayer les propositions constructives d’un revers de la main, à ne considérer l’opposition et les instances démocratiques (comme la CCATM) qu’avec mépris et suffisance !

Malgré tout cela, nous continuerons de faire « offre de service » de manière constructive, à la majorité et, plus largement, à la commune.  Non pas que nous soyons les plus malins, les plus intelligents… mais bien parce que nous pensons qu’il y a plus à penser et imaginer dans la tête de 15 conseiller.e.s communaux, en associant les forces vives et réflexions des commissions consultatives (CCATM et PCDR/CLDR d’autre part)… que dans la tête de quelques-uns, seuls.

 

Pour information et rappel, le dossier de l’aménagement de la gare de Gedinne en logements sociaux est exactement dans la même impasse… mais la majorité poursuit droit devant :

  • Un lieu totalement inadapté pour l’installation de logements : en moyenne, un train de marchandise passe tous les 1/4h durant la nuit, en produisant un vacarme accompagné de vibrations qui ne permet pas de dormir, malgré une isolation importante des murs et fenêtres ;
  • Une stigmatisation des familles qui seraient accueillies dans ce bâtiment réaffecté, loin des commerces et services (en contradiction avec les prescrits concernant les logements sociaux) ;
  • Un premier projet envisageant l’aménagement de 4 logements (dont un uniquement sous les toits, avec uniquement des fenêtres de toit, invivable l’été…), puis repensé en 3 logements… et toujours en réflexion, semble-t-il ?!? Chaque fois, ces modifications nécessitent le travail d’un.e architecte, pour repenser et redessiner le découpage et l’organisation des volumes…

Et là non plus, pas de concertation en CCATM…

 

D’autres points nous préoccupent

Dépotoir historique

Pour une raison encore inexpliquée (glissement de terrain, fonte des neiges, fortes pluies…), des déchets sont apparus au grand jour à l’arrière du chalet de ski de fond, en lisière de la route menant au massif de la Croix-Scaille (tour du Millénaire).  Vous en aurez certainement entendu parler via les réseaux sociaux…

En fait, il est de notoriété publique que plusieurs « dépotoirs historiques » existent dans la plupart des communes wallonnes, et même parfois dans plusieurs villages de ces communes.  C’est le résultat d’une pratique des années 1950-60-70’ – heureusement révolue – qui consistait à récolter les déchets ménagers et à les « enterrer » dans des décharges communales, parfois peu profondes, parfois dans les bois,…  Sur la commune de Gedinne, ces endroits sont pour la plupart connus, recouverts de terre… ou parfois affleurants.  En général, ces déchets restent enterrés et n’apparaissent pas au grand jour, mais quand c’est le cas, il s’agit de traiter le problème.

La solution la plus simple est évidemment de laisser ces déchets sur place et de les (ré)enterrer… là où ils étaient !  Mais ce n’est pas la solution préconisée par les instances wallonnes qui gèrent cette problématique : le Département du Sol et des Déchets ainsi que l’Unité de la Répression des Pollutions.  Il est demandé aux propriétaires des terrains incriminés d’évacuer et traiter les déchets qui y seraient apparus, plutôt que de les enfouir dans le sol… même si c’est de celui-ci qu’ils « apparaissent ».  Ce n’est malheureusement pas le choix qu’a fait la majorité communale, qui a décidé de rassembler l’ensemble de ces déchets en un périmètre plus restreint… et de les y enterrer, avec l’idée que « le jour où… », on pourrait les retrouver et les extraire sans effectuer de recherche (le lieu est identifié).

Si nous comprenons qu’il s’agit là de la solution la plus facile et la moins chère… cette solution ne répond pas aux attentes, demandes et obligations prescrites par la Région wallonne.

Coût de l’eau (redevance de distribution)

Comme chaque année, le « coût vérité » de la distribution de l’eau a été actualisé sur la commune de Gedinne.

Contrairement à d’autres communes associées via une intercommunale dans la gestion de leur eau, la commune de Gedinne reste une des rares communes à gérer seule « son » eau.  Si les Gedinnois semblent attachés à cette « indépendance », cela a évidemment un coût soutenu par l’ensemble des citoyens à travers le tarif que nous payons pour consommer l’eau « du robinet » (il s’agit du CVD : le « coût-vérité » à la distribution de l’eau.  Pour comprendre le principe du calcul du prix de l’eau en Wallonie, voyez par exemple ce lien d’AquaWal : https://www.aquawal.be/fr/prix-de-l-eau.html?IDC=501).

Cette année, le CVD pour la commune de Gedinne a été estimé à 2,73€ du m3, un montant quelque peu supérieur à celui pratiqué et autorisé par le Gouvernement wallon : 2,62€/m3.  La différence de tarif (11 cents/m3) n’est pas encore trop importante et n’aura pas de conséquence inquiétante pour les finances communales cette année (de l’ordre de 15.000 € sur l’année, d’après les calculs du bourgmestre), mais il faudra rester attentifs à l’évolution de l’écart entre le CVD « gedinnois » et le CVD « autorisé » par la RW dans les prochaines années, afin que l’indépendance de notre commune dans la gestion de l’eau ne finisse pas par couter trop cher à la commune, et finalement, au citoyen.

 

C’est dans cet esprit d’attention à l’évolution de notre commune que nous avons encore posé plusieurs questions à la majorité lors du point « Questions d’actualité » (questions des conseiller.e.s communaux), entre autres sur les thématiques suivantes :

  • Les « insignes » 50 km/h qui se décollent déjà dans les nouvelles entrées de village devraient être remplacées dès que les conditions météo le permettront… avec un traitement que nous espérons tous plus solide et pérenne ;
  • L’aménagement de la place de Vencimont est au point mort : à notre demande, le bourgmestre reprendra bientôt contact avec l’INASEP pour continuer de faire avancer la mise en œuvre de cette deuxième fiche du PCDR ;
  • Le chemin des Loges ainsi que la rue de Nevraudure devrait aussi bientôt recevoir un aménagement digne de ce nom, à l’occasion « de gros projets » (dixit le bourgmestre) envisagés dans le secteur… malgré le fait qu’elles n’aient pas le statut de rue/route (mais plutôt de chemin) ;
  • D’autres questions (telle que la place de la forêt gedinnoise dans le soutien à la régénérescence des forêts – projet Get Up Wallonia) devraient obtenir des réponses et éclaircissements dans le futur .

L’Avenir, 2 avril 2021: Commune et CPAS aux Croisettes? (Gedinne) (lavenir.net)

.* Nous avons finalement obtenu le montant total qui a été payé à l’architecte – un bon 50.000€ HTVA -… cela reste à nos yeux un fameux gaspillage !

Conseil communal du 27 janvier 2021 : une année qui commence calmement… ou presque !

Conseil communal du 27 janvier 2021 : une année qui commence calmement… ou presque !

Ce premier Conseil communal de l’année 2021 s’est déroulé rapidement, et une majorité des points a été approuvée à l’unanimité.

Au programme :

La dotation communale pour la zone de secours Dinaphi. Le montant de la dotation de la Commune de Gedinne s’élève à 189.013,25 €, déduction faite de la compensation partielle due pour la vente de l’arsenal des pompiers – soit une déduction de 6.281,51€ (125.630,14€ répartis en 20 annuités).

L’état de martelage pour la prochaine vente de bois est validé au montant de 31.500,73€.

Les cahiers des charges de trois dossiers de travaux du PIC – Plan d’Investissement Communal – doivent être légèrement modifiés : la réfection de la rue la Malcampée à Louette-St-Pierre, l’amélioration rue de la Croix du Hêtre et l’entretien des rues Léon Demars à Rienne et de la liaison Rienne-Vencimont auront été approuvés à l’unanimité, mais pour l’aménagement d’un piétonnier rue de la Morie – ruelle Delporte et parvis de l’église à Gedinne, le groupe des 12Gedioui s’abstiendra comme tout au long de ce dossier.

La nouvelle convention avec l’ONE, relative à la participation dans les frais de fonctionnement d’un véhicule de consultation mobile, établit un nouveau mode de calcul de l’intervention communale. Elle est approuvée à l’unanimité.

Enfin, comme le Gouvernement wallon a décidé de dégager une enveloppe conséquente pour compenser les mesures de suppression de la fiscalité locale dans le cadre de la crise sanitaire de la Covid-19, le Conseil communal a décidé de mesures d’allègement fiscal pour certaines taxes. En 2021, il n’y aura donc pas de taxe communale annuelle de séjour pour la location des lits dans les hôtels, et pour le droit d’emplacement sur les marchés – y compris les droits perçus lors du Grand Marché. Ces suppressions ne représentent pas un montant important (8.450 € au total) mais pourront certainement aider chaque indépendant qui en bénéficiera. Nous nous réjouissons qu’une telle décision soit enfin prise à Gedinne ! Pour rappel, nous avions déjà proposé des mesures similaires au printemps 2020 et elles avaient été balayées d’un revers de la main par la majorité communale. Vous pouvez retrouver notre article sur le sujet ici : Etudiants, tourisme et horeca: propositions d’accompagnement par la commune de Gedinne dans le cadre du Covid-19 – Gedinne Ecolo

Quelques questions d’actualité sont venues clore ce Conseil communal, suscitant un énervement – incompréhensible – du Bourgmestre !

Lors des deux premiers appels lancés début 2020, le Village de Vacances de Vencimont n’a pas trouvé d’acquéreur intéressé par le projet communal. Pour rappel, il s’agissait d’une formule de concession ayant pour objet la conception, la construction et l’équipement du Village de Vacances. Dans ce cadre, l’auteur de projet devait respecter un cahier des charges établit par la commune et verser une rente annuelle. La commune restait propriétaire du site, et le soumissionnaire pouvait décider de démolir, rénover ou reconstruire les chalets existants pour développer un nouveau projet. Certaines balises étaient également présentes dans le cahier des charges, pour une gestion du Village de Vacances respectueuse de certains prescrits environnementaux, une collaboration avec les commerces locaux et un objectif touristique. Vu l’absence de candidats, Le Collège communal a mandaté le BEP – qui assiste la commune dans la gestion de ce dossier – pour envisager l’option d’une vente du Village. Nous avons réclamé une Commission communale pour traiter du sujet, et le Bourgmestre nous a assurés de la tenue de cette réunion prochainement ! A suivre…

Le Collège communal a décidé d’arrêter sa collaboration avec le CPAN – Association qui gère l’organisation de séjours scolaires – pour la promotion des classes vertes aux Arpents Verts. La coordinatrice des classes vertes s’occupera directement de la promotion et du marketing. Nous avons demandé quelques explications sur ce nouveau mode de fonctionnement.

Notre conseiller communal Quentin Jacques s’est inquiété du suivi de l’abattoir communal et du plan d’actions mis en place pour rétablir sa conformité avec les prescrits de l’AFSCA. Si la majorité semble avoir pris des décisions afin que des réponses positives soient données aux exigences de l’AFSCA, et que quelques travaux d’aménagements sont prévus dès ce mois de février, nous resterons attentifs à la bonne évolution de ce dossier.  Le bon fonctionnement de notre abattoir communal est important pour les éleveurs et bouchers de notre commune et de la région. Il n’est d’ailleurs pas exclu que nous revenions encore dans le futur en Conseil communal avec d’autres propositions constructives, afin d’assurer la pérennité de l’outil.

Conseil communal du 17 décembre 2020: un  nouveau projet pour l’abattoir?

Conseil communal du 17 décembre 2020: un nouveau projet pour l’abattoir?

Traditionnellement, le Conseil communal de décembre est celui des budgets : ceux du CPAS et ceux de la commune.  D’autres points ont aussi été traités lors de cette séance de fin d’année 2020, dont la RCA (Régie Communale Autonome) et l’abattoir communal.

RCA – Plan d’entreprise

Deux points concernaient la mise en route de la RCA (Régie Communale Autonome), qui gèrera dorénavant principalement les infrastructures sportives de la commune : l’un sur prise de participation de la commune de 50.000€ dans la RCA, l’autre sur le Plan d’entreprise de ladite RCA.  Rien à redire concernant la prise de participation : la RCA a effectivement besoin d’un « capital » pour démarrer son activité, et le montant proposé nous semble cohérent.  Un volet du Plan d’entreprise a néanmoins attiré notre attention.

En effet, s’il s’agit d’une première ébauche, un point nous interpelle néanmoins : le fait que le bassin didactique soit dès facto considéré comme bénéficiaire, à l’inverse des autres installations sportives (déficitaires), et alors qu’il n’est toujours pas en activité et qu’aucun business plan n’a jamais été produit, malgré nos régulières interpellations en ce sens.  Le bourgmestre rapporte qu’il s’agit d’une projection faite par le bureau d’étude qui a permis la constitution de la RCA, en effectuant un « copier-coller » d’autres infrastructures dans d’autres communes, qui accueillent des intervenants privés qui louent le bassin de l’ordre de 2h par semaine.  Nous avions, en son temps, fait notre petite enquête auprès des kinés de la région (les professionnels auxquels Vincent Massinon fait probablement référence), et il s’avère qu’ils ne sont – malheureusement – pas intéressés par un tel usage du bassin didactique, leur patientèle – ayant besoin de ce type de soins – n’étant pas suffisamment importante que pour louer l’infrastructure (comme semble le projeter le bureau d’étude).

Ce point sera prochainement abordé en CA de la RCA : nous ne manquerons pas de revenir sur cette question, et de faire corriger les chiffres si nécessaire.

Budget communal – Ordinaire et extraordinaire – Exercice 2021

Nous ne sommes pas rentrés dans le détail des chiffres, et avons plutôt fait des remarques générales.

En effet, le budget est un « acte politique » de la majorité, qui présente et défend par celui-ci la politique qu’elle envisage dans l’année à venir ; à la différence des comptes annuels, qui sont eux une vision objective de la situation budgétaire de la commune, et de son évolution au fil des ans (mise en perspective sur 4 ans).

Nous nous inquiétons donc, au regard de la situation actuelle (diminution de la vente des bois cette année encore – estimées à 1.800.000 € dans le budget -, conséquences à venir de la période Covid-19, avec pertes de revenus de l’IPP… mais aussi suite à la perte d’activité économique de l’Horeca, des commerces « non-essentiels »,… et une possible intervention du CPAS suite au deux vagues de Covid), que le budget communal continue de lentement augmenter.  En effet, l’augmentation des Recettes sert à « combler » l’augmentation des Dépenses : c’est un exercice comptable et politique… plutôt que budgétaire !

La commune continue de vivre au-dessus de ses moyens : il est impératif qu’elle réduise la voilure.  Nous resterons attentifs aux réajustements budgétaires qui ne manqueront pas d’arriver en cours d’année, et surtout aux comptes de l’année écoulée (2020) puis de l’année en cours (2021) qui, nous le craignons, continuerons de témoigner de la mauvaise santé économique et budgétaire de notre commune.

Nous avons malgré tout bien fait la distinction entre gestion responsable et ambition : on peut rester ambitieux dans les politiques que l’on mène et les projets que l’on porte… tout en ayant une gestion responsable des deniers publics !

Nous saluons néanmoins l’investissement dans les travaux forestiers, que nous réclamons depuis plusieurs années.

Abattoir communal (augmentation des tarifs)

L’abattoir communal se trouve dans une situation inquiétante, depuis un moment déjà.  D’une part, l’infrastructure est déficitaire (de l’ordre de 70-80.000€ par an, « épongés » par la commune), et par ailleurs, elle est pour la deuxième année consécutive sous les foudres de l’AFSCA : après un carton orange l’an dernier, c’est plutôt un carton rouge qu’elle a reçu cette année-ci.  Nous sommes inquiets de cette situation, et de l’avenir de l’abattoir.

Afin de tenter de résoudre – pour partie – la situation, la majorité propose, pour la deuxième année consécutive, une augmentation des tarifs.  La commune se trouve en gros dans la même situation que pour les infrastructures sportives : les tarifs n’ont pas été suffisamment régulièrement augmentés, et les augmentations ici proposées tiennent plutôt du « rattrapage » par rapport aux prix du marchés.  En attendant, pour les utilisateurs de l’abattoir, une augmentation de l’ordre de 25% en une fois apparait – à juste titre – comme une « grosse » augmentation.

Même si cette augmentation pourra apporter une bulle d’air à l’abattoir, nous ne pensons pas que cela résolve la situation à long terme.  En effet, d’autres problèmes subsisteront car ils sont « structurels » : l’abattoir est trop petit par rapport à la demande, le personnel ne travaille pas dans des conditions optimales et est « au four et au moulin », entre le travail d’abattage et la charge administrative ; la chaine de commandement reste nébuleuse malgré la nomination récente d’un nouveau responsable du personnel ouvrier ; les exigences de l’AFSCA sont également difficiles à respecter…  De plus, un nouvel atelier de découpe, porté par la coopérative Cofarme et les neufs communes du Parc naturel, devrait prochainement venir s’accoler au bâtiment de l’abattoir, ce qui devrait augmenter la pression sur un « outil » saturé.

Compte-tenu de la situation, et après nous être renseignés et documentés, nous proposons un projet ambitieux, qui puisse assurer un avenir viable à l’abattoir.

Dans la mesure où l’abattoir est déficitaire, que le bâtiment date (+/- 50 ans) malgré sa rénovation (il y a 20-25 ans) et qu’il est à saturation (il tourne à quasi 100%, et certains se tournent vers d’autres abattoirs, dont des éleveurs de Cofarme), pourquoi ne pas envisager la construction d’un nouvel abattoir, sur l’extension de la ZAE (Zone d’Activité Economique) près de la gare : une infrastructure correctement dimensionnée pour être rentable (ou au minimum financièrement à l’équilibre) et qui permette d’utiliser les techniques modernes, avec intégration de l’atelier de découpe projeté par Cofarme (Parc naturel).  Le montage financier pourrait se faire par un partenariat public/privé, associant les 9 communes du Parc naturel, la coopérative Cofarme, et d’éventuels autres partenaires.  Il n’est de plus pas exclu qu’une telle – nouvelle – infrastructure puisse bénéficier de subsides pour sa création et son fonctionnement, ainsi qu’un soutien du BEP (Bureau Economique de la Province de Namur).

Ce nouvel outil répondrait aux normes et pratiques professionnelles récentes, et permettrait de plus des économies d’échelle par l’intégration de l’atelier de découpe (infrastructure, circulation, frigo, charges de fonctionnement, personnel,…).  Sa situation serait aussi plus intéressante et accessible, en bordure des nationales 95 (nord-sud) et 835/952 (est-ouest) et de l’axe ferroviaire Athus-Meuse (ligne de fret structurant).

D’après nos calculs, l’investissement pourrait être amorti rapidement (au regard du déficit actuellement à la charge de la seule commune de Gedinne) : moins de 5 ans dans la perspective d’un partenariat public/privé.  Si cette infrastructure était réalisée dans le cadre de la RCA (Régie Communale Autonome), la commune pourrait par ailleurs récupérer la TVA relative au développement et au fonctionnement de ce nouvel abattoir.

Il est étonnant que notre bourgmestre balaie cette proposition constructive d’un revers de la main.  Au minimum, nous espérions que la majorité envisage de réfléchir à la question en associant, comme le proposent aussi nos partenaires de minorité (Aux 12 Gedi Oui), l’ensemble des forces vives – dont évidemment la coopérative Cofarme – motivées par une large réflexion sur la question.

Le déficit de l’abattoir : un sérieux malaise… à transformer en opportunité !

Si nous estimons que l’abattoir communal est un magnifique outil, dont la disparition serait catastrophique, son déficit récurrent de 70-80.000€ annuel, nous apparaît comme problématique.  Il est normal que certains services communaux soient déficitaires et qu’une part du « coût vérité » de certaines infrastructures publiques soient prises en charge par la commune (comme c’est par exemple le cas pour les infrastructures sportives, dorénavant gérées par la RCA). Il ne devrait pas en être de même pour l’abattoir, qui est un « outil industriel et commercial », au même titre que les Arpents Verts ou le Village de Vacances de Vencimont.  S’il est parfois nécessaire que la commune « soutienne » le démarrage d’un tel outil – comme c’est encore le cas des Arpents Verts, qui n’ont pas encore atteint leur vitesse de croisière -, il n’est pas normal que la commune doivent encore injecter annuellement de tels montants, pour assurer le fonctionnement et la survie d’une infrastructure qui existe depuis un demi-siècle, et dont les bâtiments sont amortis depuis belle lurette !

De plus, l’abattoir ne rend pas service uniquement aux éleveurs et bouchers de la commune de Gedinne : il serait dès lors opportun d’appliquer le même principe que pour les infrastructures sportives, en pratiquant des tarifs différenciés entre les éleveurs et bouchers résidants sur la commune de Gedinne… et ceux des autres communes, qui profitent eux aussi de cette infrastructure, portée et soutenue par les deniers des citoyens gedinnois !  Cet argument alimente aussi notre proposition de créer un nouvel abattoir sur le ZAE, sous forme d’une intercommunale (ou structure équivalente), afin que les investissements autant que les frais de fonctionnement soient – dans un premier temps – portés par l’ensemble des communes qui en retirent – indirectement – profit !

Nous pensons que les 70-80.000€ injectés annuellement pourraient mieux servir la « communauté » gedinnoise, en soutenant tout autant les producteurs, éleveurs et « métiers de bouche » de la commune.  Par exemple, plutôt que d’augmenter le prix des repas scolaires sans en augmenter la qualité nutritionnelle et gustative, nous encourageons la commune à modifier – enfin ! – le cahier des charges des repas servis dans les cantines des écoles communales et autres institutions soutenues par la commune (Arpents Verts, Résidence Saint-Hubert,…), afin d’y intégrer les critères de « producteurs locaux » et bio, mais aussi les critères du « mieux manger » que nous défendons de longue date et proposons régulièrement à la majorité.

D’autres initiatives pourraient être initiées ou soutenues, qui permettraient le rayonnement des produits locaux et des artisans qui les produisent : viande et légumes, mais aussi produits laitiers, miel,… et même herbes aromatiques et autres tisanes !  Un « comptoir des produits locaux » pourrait par exemple voir le jour en marge du nouvel abattoir et de l’atelier de découpe, sur l’extension de la ZAE.

Questions d’actualité

Géraldine Godart (E&MC) a interpellé la commune pour savoir si elle avait envisagé un retour vers toutes les personnes qui se sont monopolisées pour la confection de masques lors de la première vague de Covid-19 au printemps dernier, compte-tenu que la commune avait reçu un subside pour couvrir les frais relatifs aux mesures sanitaires prises durant cette première période (nous avions déjà interpellé la commune à l’époque).  Il semble que la commune ait envoyé un courrier avec un petit cadeau à l’attention de toutes les personnes en question.

Reportage Ma Télé: L’abattoir communal de Gedinne au centre des critiques de l’opposition – Matélé (matele.be)

Conseil communal du 10 novembre 2020: attention à nos associations!

Conseil communal du 10 novembre 2020: attention à nos associations!

C’est une séance relativement classique du Conseil communal qui s’est tenue le mardi 10 novembre, à 19h cette fois pour être certain de bien respecter le couvre-feu, période Covid oblige.

Quelques premiers points auront traité de modifications de voirie (en fait, de régularisation par rapport à la situation existante), à Rienne et à Willerzie, ainsi qu’une emprise de 740 m2 par rétrécissement rue du Mouninai, à Gedinne, en vue de la pose de l’assise pour le futur atelier de découpe adossé à l’abattoir.  S’en seront suivi deux points relatifs aux eaux et forêts, qui concernaient la vente de bois marchand (qui s’est depuis déroulée le 12/11) et l’état de martelage actuel.  Rien à redire sur ces points, auxquels nous sommes particulièrement attentifs.

Les budgets des Fabriques d’Eglise auront ensuite été abordés : pour un petit souci relatif à des frais Sabam, ainsi qu’à un poste « travaux » pour l’une d’entre elles, la plupart de ces budgets auront été réformés : suite au prochain épisode, donc !

Les points qui ont suivi ont plus particulièrement retenu notre attention, vu les conséquences des décisions proposées sur les citoyens de notre commune.

La « taxe sur la collecte, le traitement et la mise en décharge des déchets ménagers et assimilés », d’abord.  Si nous pouvons nous réjouir que ces taxes n’augmenteront pas l’an prochain, il est malgré tout clair que le coût de ramassage des poubelles ménagères « classiques » a tendance à augmenter.  Pourquoi ?  Pour diverses raisons.  D’abord, le tri des déchets est de plus en plus respecté, et les poubelles « bleues » accueillent depuis peu une plus grande diversité de déchets que par le passé.  Les déchets verts ainsi que les papiers et cartons sont eux aussi séparés des déchets non-recyclables.  De tout cela, nous ne pouvons que nous réjouir, d’autant plus que ces déchets « recyclables » sont récoltés gratuitement.  Le souci reste que, actuellement, la fréquence de passage des camions poubelle reste constante, et que le coût vérité – ce que coûte finalement la récolte et la gestion des déchets – doit être répercuté, au final, sur les citoyens.  En Conseil communal, nous avons évoqué l’idée que les camions poubelle puissent passer moins souvent, avec pour conséquence directe une diminution du coût vérité, au moins en ce qui concerne la collecte des déchets.  Il semblerait que la majorité ait proposé la chose au BEP (Bureau Economique de la Province) lors de sa première législature (il y a 14 ans), et que la proposition ait reçu une réponse peu convaincante (c’est le moins que l’on puisse dire).  Si la question n’est pas simple à trancher, et que la solution à trouver relève d’un difficile équilibre entre coût vérité du ramassage et traitement des déchets, et… emplois (si les camions passent moins souvent… c’est aussi moins de travail pour le personnel qui s’occupe du ramassage des déchets !), il nous semble malgré tout intéressant de pousser la réflexion plus avant.  C’est dans ce sens que nous avons interpellé nos élus et représentants Ecolo au BEP Environnement (en charge de la récolte et du traitement des déchets sur la Province de Namur), afin qu’une réflexion puisse être entamée, qui offre une réponse satisfaisante à la question.  Nous vous tiendrons bien évidemment au courant du suivi de ce dossier.

Le point suivant « redevance sur la distribution de l’eau » nous interpelle lui aussi.  Les communes sont tenues de répercuter sur la facture d’eau des citoyens les coûts-vérité de la distribution de l’eau (CVD) et son assainissement (CVA), ainsi que le fonds social de l’eau (FSE) et bien évidemment la TVA (6 %).  Le coût pour le citoyen est par ailleurs proportionnel à sa consommation (jusqu’à 30 m3 par an il bénéficie d’un tarif plus « démocratique ») : l’économie d’eau est donc « récompensée » (même si la consommation des « professionnels », tels que nos agriculteurs, bénéficie aussi d’une petite réduction).  Quoi qu’en dise la majorité, nous pensons qu’il reste malgré tout intéressant de réduire sa consommation, et nous continuons de penser utile d’encourager les citoyens (comme les gros consommateurs d’eau, d’ailleurs) à mettre en œuvre des solutions d’économie dans leur consommation d’eau « potable ».  En effet, la majorité de l’eau que nous consommons sert à nos chasses d’eau ( !), à nous laver, à nettoyer nos vêtements et notre vaisselle… et parfois nos voitures, trottoirs, terrasses…  Pour toutes ces fonctions, nul besoin d’utiliser de l’eau potable !  Au-delà de l’économie d’eau, l’utilisation de l’eau de pluie devrait être encouragée et soutenue, entre autres par la commune (nous avons régulièrement proposé une « prime communale » à l’installation de citernes d’eau de pluie).  Nous oublions aussi parfois que la récupération des eaux de pluie a d’autres bénéfices que l’économie d’eau potable dans la consommation des ménages (et autres consommateurs « professionnels ») : d’une part, elle réduit la quantité d’eau « propre » que nous envoyons dans les stations d’épuration (ce qui pose souci dans la gestion des eaux usées, souvent en trop grande quantité et trop « liquides »), et surtout, elle permet de diminuer – ou retarder – les écoulements d’eau de pluie qui font grossir et déborder les avaloirs, suivi des ruisseaux et rivières ; avec les risques d’inondations et dégâts que l’on connaît.  Avec l’augmentation du bâti et des surfaces « bétonnées », notre commune est de moins en moins à l’abri de ces incidents… d’autant plus que les modifications climatiques ont pour conséquences des pluies plus importantes et violentes dans nos contrées.  L’économie ne serait donc pas uniquement financière et « à court terme », comme le pense à tort la majorité, mais avec des répercutions bénéfiques ; économiques, écologiques et sociétales, bien plus larges et à long terme.

Vous n’êtes pas sans savoir que nous portons une attention particulière à la vivacité de nos associations (culturelles, sportives, jeunesses,…), ainsi qu’à leur « bonne santé » : notre commune est riche de leur diversité et vivacité.  Les « subsides aux associations locales » est donc un point auquel nous sommes aussi très attentifs, surtout après l’augmentation des tarifs de location des salles et infrastructures de notre commune, décidées lors d’un Conseil communal précédent (cet été).  Nous avons d’ailleurs reçu des courriers de certaines associations pour lesquelles cette augmentation soudaine et importante a mis à mal leur équilibre financier.  La bonne nouvelle, c’est qu’une « objectivation » des subsides aux associations, réclamée de longue date, est enfin advenue.  Nous comprenons que certaines associations s’en plaindront – celle qui ont vu leur subside diminuer -, mais nous estimons que l’équilibre proposé est relativement juste, et traite – enfin – toutes les associations de la commune de manière plus transparente et cohérente.

Nous avons du coup abordé la question de l’augmentation des tarifs des salles et infrastructures en réunion de la RCA (Régie Communale Autonome), organe qui gère maintenant les infrastructures sportives de la commune.  Si les nouveaux tarifs demandés sont un « rattrapage tardif » (les tarifs n’avaient pas été augmentés ni indexés depuis… 2002 !) et correspondent à ceux pratiqués dans les communes voisines, l’augmentation soudaine et importante (parfois plus d’un doublement du tarif précédemment pratiqué, pour ceux qui bénéficiaient d’un forfait annuel) tombait aussi au pire moment.  En « deuxième saison » de la crise de la Covid-19, les finances de nos associations sont mal en point : en effet, leur activité est fortement réduite depuis des mois, et aucune manifestation annexe – souper, bal,… – n’a pu être organisée, pour compléter leur trésorerie.

Comme souvent, notre position se veut responsable et constructive.  Conscients de la situation des associations, mais aussi des finances problématiques de la commune, nous avons proposé de « couper la poire en deux ».  D’une part, en revenant pour une durée significative à une augmentation raisonnable – compte-tenu de la conjoncture – des tarifs pratiqués, tout en gardant le principe de « forfait » pour les associations qui le désirent.  Par ailleurs, en envisageant un « rattrapage » progressif des tarifs, par la suite : en effet, la commune continuera d’assumer une part importante du « coût vérité » du fonctionnement des salles et infrastructures, mais il n’est pas viable que cette part dépasse la moitié du coût vérité (c’est d’ailleurs la proportion pratiquée dans les communes avoisinantes).  Il est à noter que la RCA consentira aussi à des investissements structurels dans les infrastructures, afin d’offrir un meilleur accueil aux utilisateurs et visiteurs, mais aussi en vue d’économies d’échelle, inscrites dans le long terme (isolation, éclairage économique,…).  Nous estimons que les décisions prises en RCA, en bonne intelligence entre tous les groupes politiques présents, sont raisonnables et responsables, et permettent d’envisager l’avenir avec plus de sérénité.

N’hésitez jamais à nous contacter pour nous faire part de vos préoccupations, nous sommes à votre disposition.

N’oubliez pas que le Conseil communal est ouvert au public, et que les citoyens y sont bienvenus.

 

Conseil communal du 1er octobre 2020: Comme un soir d’automne…

Conseil communal du 1er octobre 2020: Comme un soir d’automne…

Le Conseil communal a débuté par l’approbation – à l’unanimité – du Pan de pilotage de l’Ecole communale fondamentale organisée en cinq implantations. Après une analyse des forces et faiblesses actuelles des écoles, ce Plan de pilotage décrit les actions prioritaires qui seront menées pour améliorer la situation, en collaboration avec les différents acteurs de l’école : enseignants, parents et enfants. L’échéance fixée est l’année 2025-2026. Et parmi les actions choisies, on notera l’amélioration des résultats en français, le travail de remédiation ou encore l’amélioration du « vivre ensemble ».

D’autres points ont été votés à l’unanimité : le contrat de gestion d’un logement communal (ancienne poste de Rienne) par l’Agence Immobilière Sociale, un délai pour exercer l’autorité de tutelle sur les budgets 2021 des 12 fabriques d’église de l’entité, et la réfection du chemin de la Malcampée à Louette-St-Pierre.

Une modification budgétaire a été votée à 10 voix pour et 5 abstentions (dont les deux conseillers d’Ecolo & Mobilisation Citoyenne).

Le dernier point à l’ordre du jour, la vente de trois terrains à bâtir communaux à Patignies et d’un à Louette Saint-Pierre, a été approuvé par la majorité tandis que toute l’opposition s’est abstenue. Pourquoi ? Plusieurs questions et arguments ont été avancés par les uns et les autres autour de ce dossier : une servitude, la localisation des terrains, la vente du patrimoine communal, ou encore la concentration des zones d’habitat. A ce sujet, nous avons rappelé qu’il nous semblait important de concentrer l’habitat dans le cœur des villages, pour préserver les terres (agricoles ou non) et la percolation des eaux de pluie. Une trop grande « imperméabilisation » des sols risque de créer d’autres dégâts en cas de fortes pluies, et représente également une charge pour la commune qui doit aménager et entretenir de nouvelles voiries. Cette vigilance n’enlève en rien la volonté que nous avons exprimée régulièrement de permettre aux jeunes de notre commune de pouvoir s’y installer durablement. Nous misons aussi sur la possibilité de rénover d’anciennes maisons, encore nombreuses, et éviter qu’elles ne deviennent toutes des secondes résidences…

Quelques questions d’actualité posées par la minorité ont clôturé cette séance :

  • Concernant le Village de Vacances de Vencimont, on attend le rapport du BEP, mais il n’y a pas d’acquéreur à ce stade. Une réunion de la commission est demandée.
  • CCATM : il arrive régulièrement que certains points passent en Conseil communal sans passer en CCATM alors qu’ils y trouveraient leur place et pourraient être débattus avec les citoyens, comme par exemple les récents aménagements dans Louette Saint-Pierre. Nous interpellons régulièrement la majorité pour que la CCATM – organe de consultation citoyenne – se réunisse plus souvent, d’autant que les projets à discuter ne manquent pas !
  • Les aménagements et l’entretien des entrées de village posent pas mal de questions, le contenu des ilots n’a pas encore été choisi. Nous avons par exemple proposé qu’un des aménagement soit déplacé, pour qu’il soit plus en adéquation avec la réalité du bâti et des accès agricoles dans ce périmètre. A suivre…

Nous avons relayé la préoccupation de certains propriétaires de gîtes qui ont reçu la notification de paiement de la taxe communale. A la question d’une éventuelle ristourne au prorata des mois inoccupés pendant le confinement, le bourgmestre a botté en touche, estimant que les gîtes avaient été occupés quand-même et que l’été avait permis aux propriétaires de renflouer leur caisse puisque les occupations ont été très bonnes ! Cette réponse nous semble assez simpliste, et même si pour nombre de propriétaires, cette taxe ne posera pas de problème financier, il en est quand-même quelques-uns pour qui cet apport est indispensable. Nous les renverrons directement vers le Collège communal, qui statuera sur chaque demande individuellement.

Enfin, l’actualité a aussi été provinciale ces dernières semaines, puisque l’on a appris une réforme assez importante des services provinciaux namurois. Nous avons demandé s’il y avait un impact sur la commune, notamment pour le Campus installé au Lycée, mais rien n’est à signaler pour l’instant.

Ainsi s’est achevée cette première soirée d’octobre, sous un ciel d’automne dans nos rurales contrées 😉

Merci au public, clairsemé mais néanmoins présent, qui assiste à ces séances mensuelles du Conseil communal. Si le cœur vous en dit, il reste de la place !

 

Conseil communal de « rentrée » du mercredi 26 août 2020 : le choc des budgets !

Conseil communal de « rentrée » du mercredi 26 août 2020 : le choc des budgets !

Dans ce Conseil communal de « rentrée » relativement classique de la gestion communale, deux points auront principalement attiré notre attention, qui témoignent chacun d’une gestion particulière des deniers communaux : le budget alloué à la rénovation de la maison communale et l’augmentation du prix des repas scolaires des écoles de l’entité.

Le Conseil communal aura commencé par une minute de silence en l’honneur d’Yves Léonard, ouvrier communal – fontainier – et chef du poste de secours à la zone DiNaPhi, décédé quelques jours plus tôt.  La disparition de cet homme de qualité, professionnel, sérieux, réfléchi, soucieux du travail bien fait ; nous attriste particulièrement.  Comme chaque citoyen gedinnois, nous avons toujours pu compter sur lui pour un avis, un éclaircissement, une explication sur le réseau de distribution d’eau de la commune autant que sur les questions de « secours » et la zone DiNaPhi.  Au-delà de l’homme que nous estimions tous, c’est une mémoire, une connaissance du territoire qui s’en va.  Il nous manquera et nous y penserons souvent.  Nous répétons ici l’expression de nos sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

La suite du Conseil communal a vu défiler quelques communications d’usage suivies de « l’état des lieux » des comptes et budgets des différentes fabriques d’église de la commune, toujours dans l’esprit d’un assainissement de celles-ci et d’une « normalisation » de leur fonctionnement.

S’en sont suivi quelques points relatifs aux cahiers des charges de travaux à venir, à Rienne (aménagement et réfections des rue Croix du Hêtre et Léon Demars, ainsi que de la liaison Rienne-Vencimont) et Gedinne (aménagement d’un piétonnier rue de la Morie, ruelle Delporet et Grand Place – Parvis de l’église).  Ces derniers travaux du côté du hall sportif et de la caserne des pompiers ont soulevé quelques questions de l’opposition quant à la circulation, le choix des matériaux utilisés, l’entretien, l’écoulement et la percolation des eaux…

D’autres points auront été abordés relatifs à la « gestion quotidienne » de la commune, comme les marchés de fournitures en vue de l’acquisition d’une mini-pelle et le remplacement de deux véhicules pour le service de voirie, la première modification budgéraire du budget du CPAS ou une convention avec la Province de Namur relative à l’ASBL Groupement d’Informations Géographiques (GIG).

Deux points auront particulièrement attiré notre attention, qui nous semblent significatifs de la gestion budgétaire de la majorité communale : le cahier des charges du marché de travaux concernant l’agrandissement et la rénovation de la maison communale d’une part, et l’augmentation significative des prix des repas scolaires dans les écoles de l’entité, par ailleurs.

En cette période de « stress budgétaire » – en écho au « stress hydrique » dont souffrent nos forêts depuis plusieurs saisons… avec les retombées négatives, déjà maintes fois évoquées, sur les finances communales – la majorité a donc décidé d’un agrandissement et rénovation de la maison communale pour un budget de 1.034.277,50 € ( !)… mais aussi d’une augmentation non négligeable du prix des repas (et de la soupe) scolaires dans les écoles de Gedinne.

Dans quel contexte la majorité prend-elle ces décisions, quelque peu contradictoires ?

Comme nous l’avons expliqué dans notre précédent compte-rendu du Conseil communal du 1er juillet (toujours disponible en ligne, sur notre site : https://gedinne.ecolo.be/2020/07/08/conseil-communal-du-1er-juillet-2020-un-budget-a-la-hauteur/) qui évoquait la présentation des comptes 2019 pour notre commune, la situation budgétaire de la commune est alarmante, et ce depuis 3 ans déjà.  Effectivement, l’évolution de tous les paramètres budgétaires témoigne d’un perpétuel tassement des moyens disponibles, et cela bien avant que les dégâts occasionnés par les scolytes à notre forêt ne se fassent sentir dans les finances communales, ni que la période Covid-19 ne soit intervenue !  Si plusieurs taxes et redevances ont été augmentées lors de l’élaboration du budget 2020, cela ne suffira pas à rééquilibrer les finances communales : c’est bien d’une modification structurelle dont la commune a besoin, pour se rediriger vers une gestion saine et pérenne des deniers publics.  La majorité semble malheureusement sourde à nos interpellations, et n’envisage nullement de redresser la barre, ce qui ne manque pas de nous inquiéter.  Au contraire, que décide la majorité ? Réaliser l’extension et la rénovation de la maison communale pour un budget prohibitif de plus d’un million d’euros !

Entendons-nous bien : nous partageons totalement le constat de la nécessité de rénover et agrandir la maison communale.  Les services sont à l’étroit dans le bâtiment actuel, l’accueil du public – dont les personnes les moins mobiles – n’est plus adéquat, le bâtiment ne répond pas aux normes d’isolation thermique…  En résumé, un « rafraîchissement » du bâtiment ainsi qu’une extension de celui-ci sont bienvenus !  Mais faut-il pour autant y consacrer un tel budget, surtout en cette période de vaches maigres ?!?  Une telle débauche des moyens publics est une insulte, une gifle aux nombreux Gedinnois qui peinent à boucler leurs fins de mois, surtout en cette période de Covid-19 qui n’a pas fini de faire des dégâts auprès de nombre de citoyens, indépendants, entrepreneurs, commerçants, allocataires sociaux, étudiants… ; de tous âges et de toutes conditions !?!

Par contre, en réponse aux difficultés rencontrées par les familles en cette période de rentrée scolaire – entre budget des fournitures scolaires et « stress » lié à la présence du Covid-19 -, la majorité ne propose rien de mieux que… l’augmentation des tarifs des repas scolaires dans les écoles !  Concrètement, le prix des repas passe de 3€ à 5€ (augmentation de quasi 70%), et le prix du bol de soupe va doubler pour passer de 50 cents à 1€.  La participation communale par repas diminue… mais elle se fera par contre des bénéfices sur la vente de la soupe, dorénavant !  Si nous comprenons qu’une augmentation du prix des repas soit nécessaire, surtout au regard des finances communales et d’un prix resté le même depuis 2008 ; nous estimons que cette augmentation des tarifs des repas est beaucoup trop importante « en une fois », et que le moment est particulièrement mal choisi !

En effet, nous avons proposé en mai une série de mesures afin de soutenir les citoyens, commerçants, indépendants et autres entrepreneurs touchés de plein fouet par la crise Covid-19 : mesures fiscales, à travers la réduction d’une série de taxes et redevances, mais aussi mesures « pratiques » pour faciliter la vie des citoyens gedinnois, les soutenir dans leurs efforts pour traverser la crise (https://gedinne.ecolo.be/2020/05/17/etudiants-tourisme-et-horeca-propositions-daccompagnement-par-la-commune-de-gedinne-dans-le-cadre-du-covid-19/).  Aucune de ces mesures n’a été entendue par la majorité en place, et les débats qui s’en sont suivi aux Conseils communaux de juin – ou nous avions proposé la mise sur pieds d’un Groupe de Travail « Covid-19 » – auront témoigné du peu d’intérêt et de bienveillance que la majorité envisage envers les citoyens gedinnois !

L’esprit de nos propositions est bien de soutenir la population gedinnoise en cette période difficile, pas de lui imposer de nouvelles charges et difficultés !

Alors que nous défendons depuis plusieurs années une refonte du cahier des charges des repas scolaires en vue d’y ajouter des critères de proximité (producteurs « locaux », dans un périmètre « raisonnable » de Gedinne) et de bio (quand c’est possible), que nous proposons un jour sans protéines animales, l’introduction des épices et herbes aromatiques (afin d’éveiller la curiosité gustative des enfants),… – propositions refusées plusieurs fois par la majorité – nous  pensons en fait que la commune désirerait voir disparaître ce service des repas, à terme…

Vous le savez, notre attitude est responsable au sein du Conseil communal.  Nous savons reconnaître et nous associer aux bonnes pratiques, aux propositions valides et cohérentes… même quand il s’agit de décisions difficiles pour un groupe politique dans l’opposition : il serait parfois plus facile de s’opposer ou de s’abstenir sur certains points, de fuir nos responsabilités d’élus.  Ce n’est pas notre manière d’agir : nous voulons être constructifs, amener des propositions, participer au débat de manière pondérée et respectueuse.

Mais il faut avouer que nous avons du mal à comprendre la logique de la gestion communale, et surtout la manière qu’a la majorité, depuis longtemps déjà, de gérer les finances communales.  La politique d’acquisition, de construction, de transformation du bâti… est loin d’être raisonnable, et engage la commune – et ses citoyens – dans des frais sans cesse plus importants, pour de longues périodes (remboursement des prêts, gestion et entretien des infrastructures,…).  En regard de ces dépenses importantes, les services aux citoyens – déjà modestes au regard de ce qui devrait être proposé dans notre commune rurale – ne cessent de s’affaiblir, ou de leur coûter de plus en plus cher.

Ce n’est vraiment pas la politique que nous défendons : nous pensons au contraire que les citoyens, dans leur ensemble, doivent être au centre des préoccupations de la politique communale.